Etienne Bouchard
Agence QMI

Beaucoup de fébrilité pour Vanessa Riopel

Beaucoup de fébrilité pour Vanessa Riopel

Vanessa Riopel et l'équipe canadienne ont de grands objectifs. Photo Joel Lemay / Agence QMI

Etienne Bouchard

MONTRÉAL - À quelques semaines des Jeux panaméricains auxquels elle participera avec 17 autres joueuses de baseball au sein de la formation canadienne, la lanceuse Vanessa Riopel est dans un bon état d'esprit et ne vise rien d'autre que la médaille d'or.

L'athlète de 25 ans a certes disputé les matchs de la Coupe du monde en septembre 2014, mais rien ne vaut d'évoluer devant une foule partisane à l'occasion d'un événement prestigieux. À l'image de ses coéquipières, elle a quelques papillons dans l'estomac.

«Ça fait trois ans que notre entraîneur (André Lachance) en parle! Ce sera un moment historique pour nous, car ce sera la première fois que le baseball féminin est présent à des Jeux multisports, a-t-elle commenté mardi. Présentement, on pratique dans nos villes respectives et pour connaître du succès, il faudra être prêtes physiquement, mentalement et stratégiquement. (...) On regarder aussi beaucoup de matchs de la MLB (des ligues majeures).»

Riopel et ses comparses auront l'occasion de se mesurer à l'élite du Vénézuela, de Porto Rico, de Cuba et bien sûr, des États-Unis.

«Les Américaines seront à surveiller: on a une grande rivalité avec elles et ce n'est pas pour rien que notre match contre elles aura lieu un vendredi soir, a-t-elle expliqué. Par contre, toutes les parties seront serrées et on n'a pas de «lousse». On veut l'or avant tout et on a de bonnes chances de réussir. Ce serait décevant si on n'y arrivait pas.»

Pas intimidée

Durant l'année, la Repentignoise joue avec des hommes et porte les couleurs de l'équipe de Victoriaville dans la Ligue junior AA du Québec. Et elle n'hésite pas à imposer sa loi sur la butte.

«Ça constitue le meilleur entraînement pour moi et ça forge le caractère. Disons que je ne passe pas incognito: je me fais parfois siffler quand je marche et je reçois des commentaires, surtout quand je viens de «striker» un gars, a-t-elle émis.

«Je souhaitais être prête pour les Panams et affronter des hommes est un avantage pour moi, car je vais voir de moins bonnes frappeuses là-bas que dans le junior AA. (...) Les gars à Victo ont tout fait pour que je sois le mieux préparée d'ici Toronto.»

Aussi, Riopel ne craint pas le stress, au contraire.

«J'adore la pression et durant les dernières années, le "coach" m'a fait confiance. J'espère qu'il le fera à nouveau», a précisé celle qui pourrait être appelée à assumer le rôle de spécialiste des fins de match aux Jeux.

Un lavage plus blanc

La Québécoise pourra par ailleurs œuvrer au monticule en toute tranquillité en vertu de l'appui de la compagnie Maytag, qui a décidé de l'appuyer en marge des Jeux panaméricains.

«Financièrement, ça enlève un certain fardeau de mes épaules», a commenté celle qui a notamment reçu des électroménagers.

Maintenant, elle veut lessiver ses adversaires et les blanchir chaque fois qu'elle se pointera sur le terrain. D'ailleurs, ce désir de vaincre est apparu tôt chez elle et n'est pas à la veille de se dissiper.

«Je joue depuis l'âge de 9 ans, j'ai commencé quand je lançais la balle à mon grand frère après le souper; je voulais toujours être meilleure que lui!, a-t-elle affirmé. Cette année, c'est tellement gros que ça ne me donne pas le goût d'arrêter (le baseball). Si je ne joue plus, je serai probablement dans un autre rôle, car je veux aider d'autres jeunes filles à atteindre leur but.»

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