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Marathon de Boston: Kirui peut perturber le rêve américain

Marathon de Boston: Kirui peut perturber le rêve américain

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BOSTON, États-Unis | Le Kenyan Geoffrey Kirui, champion du monde en titre du marathon, retrouve lundi les rues de Boston où il s'est révélé en 2017, mais aussi son dauphin, Galen Rupp, porte-drapeau d'un fond américain très ambitieux.

Cette 122e édition du marathon de Boston se dispute cinq ans après la double attaque terroriste qui avait frappé l'épreuve en 2013, et qui avait tué trois personnes et blessé 264 autres.

Depuis sa victoire-surprise en 2017 à Boston, l'un des six marathons appartenant au prestigieux circuit World Marathon Majors, Kirui, 25 ans, a peu couru.

Il a été sacré champion du monde à Londres en août dernier grâce sa pointe de vitesse dans le final, avant de terminer 6e du modeste semi-marathon de New Delhi en novembre.

Rare en compétition, le Kenyan est en revanche très assidu à l'entraînement: «Depuis ma victoire, j'ai appris qu'il fallait travailler dur et être concentré, rien ne vient facilement», explique le prodige de Keringet qui avait bouclé l'édition 2017 en 2 h 09 min 37 sec.

Kirui avait lâché dans le final l'Américain Galen Rupp qui avait franchi la ligne d'arrivée avec 21 secondes de retard.

Le vice-champion olympique 2012 du 10.000 m, médaillé de bronze du marathon des JO-2016, avait alors célébré cette 2e place comme une victoire après avoir collectionné les pépins physiques.

«Je n'étais pas dans ma meilleure forme et je n'avais pas pu bien me préparer», rappelle celui qui est entraîné par le controversé Alberto Salazar.

«Ce qui s'est passé dans les derniers miles a été une bonne leçon, il faut garder des réserves pour le sprint», détaille-t-il.

Depuis, Rupp, 31 ans, a remporté le marathon de Chicago en octobre dernier avec un nouveau record personnel (2:09:20).

Kirui et Rupp ne sont pas les seuls prétendants à la victoire cette année, puisque les quatre athlètes qui ont remporté les cinq dernières éditions seront au départ avec les Éthiopiens Lemi Berhanu (2016), Lelisa Desisa (2013 et 2015), ainsi que le vétéran américain Meb Keflezighi (2014).

Avec Rupp et Shalane Flanagan, qui s'est imposée à New York en novembre dernier, les Etats-Unis peuvent réussir le premier doublé américain à Boston depuis 1983.

En l'absence de la Kényane Mary Keitany et de l'Éthiopienne Tirunesh Dibaba qui s'affronteront à Londres le 22 avril, Flanagan aura pour principale adversaire la tenante du titre, la Kényane Edna Kiplagat.

«C'est la ville où j'ai grandi, je veux briller ici, mais depuis que j'ai remporté un grand marathon (à New York), je suis en paix avec moi-même», a insisté Flanagan qui pourrait à 36 ans prendre sa retraite à l'issue de cette course.

Il faut remonter à 1985 pour trouver trace de la dernière Américaine, Lisa Larsen Weidenbach, sacrée à Boston.



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