Alain Bergeron
Agence QMI

Un transfuge de qualité

Un transfuge de qualité

Olivier Jean.Photo Sébastien St-Jean / Agence QMI

Alain Bergeron

MONTRÉAL - La jeune et fringante concurrence de la courte piste n'a plus rien à craindre d'Olivier Jean.

Figure marquante de l'équipe canadienne de patinage de vitesse durant près d'une décennie, athlète comptant deux présences olympiques et médaillé d'or en relais aux Jeux de Vancouver, l'athlète de 32 ans s'investit maintenant à fond dans la longue piste, du moins jusqu'aux Olympiques de 2018. Déménagé depuis juin à Calgary pour les besoins de sa nouvelle carrière, il ne participe aux sélections nationales de courte piste de la fin de semaine à Montréal que pour garder le contact avec cette discipline et affûter ses réflexes de course.

Pour le reste, il a déjà la tête ailleurs. Son univers se trouve désormais sur l'ovale de 400 mètres.

«L'année suivant les Jeux de Vancouver, j'avais essayé la longue piste durant un mois pour le plaisir. J'avais aimé ça, mais j'avais à ce moment toujours le goût de la courte piste. En longue piste, il semblait me manquer quelque chose. Mais quand c'est devenu officiel après les Jeux de Sotchi que le départ en groupe devenait une discipline olympique, je me suis dit: bon, il y a quelque chose qui se passe là et c'est pour moi», a livré Jean comme explication à sa démarche.

«Y a de la place»

Beaucoup se sont rivé le nez avant lui en tentant la conversion. Son vécu d'athlète et de diplômé en kinésiologie le prédispose toutefois à une meilleure transition.

Cette épreuve du départ en groupe, dont il veut en faire sa spécialité, sollicite certains aspects propres aux courses folles en courte piste comme la stratégie et l'art de manoeuvrer en peloton serré. Dorénavant, c'est dans les grands espaces d'un anneau glacé qu'il exploitera ses qualités.

«Contrairement à la courte piste, il y a toujours de la place. Il n'y a pas réellement de tracé, alors tu ne te fais pas bloquer. En longue piste, ce sont des courses qui se gagnent bien sûr par l'astuce, mais si tu es le plus fort, tu vas toujours réussir à passer à l'extérieur sans te faire bloquer afin de monter à l'avant», a soulevé le patineur originaire de Lachenaie.

Direction 2018

S'il avait déjà commencé à faire son nid sur le parcours de 400 m, la saison dernière, où il a participé à quelques Coupes du monde et terminé deuxième du 1500 m aux Championnats canadiens, Jean s'attaque à l'étape suivante de son apprentissage. Dans l'espoir de s'affirmer comme spécialiste à l'épreuve du départ en groupe, son objectif passe par une meilleure maîtrise des distances de 1500 m et 5000 m, selon lui. Du coup, il verrait son offre en prévision des Jeux olympiques de 2018 s'améliorer en devenant aussi candidat à la poursuite par équipe.

«C'est réaliste de penser pouvoir participer à ces quatre épreuves aux Jeux. Je ne dis pas que je peux devenir le meilleur au monde et cibler quatre médailles aux Jeux, mais si je suis capable de faire partie de l'équipe canadienne, qui est l'une des meilleures au monde, tout devient possible.»

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