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Dopage au meldonium: la liste s'allonge

Les aveux de Maria Sharapova

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Vingt-sept sportifs russes ont été à ce jour contrôlés positifs au meldonium, ajouté le 1er janvier à la liste des produits interdits par l'Agence mondiale antidopage (AMA), a annoncé vendredi le ministre russe des Sports Vitali Moutko.

En Russie, «à ce jour, 27 personnes ont été contrôlées positives au meldonium» et «environ 127 personnes dans le monde», a déclaré M. Moutko à l'agence R-Sport.

Il a cependant assuré que le nombre de cas de dopage détectés tous les ans en Russie ne dépassait pas celui détecté dans «tous les autres pays», en précisant qu'il s'agissait d'«environ 200 cas par an».

Le meldonium est apparu sur le devant de la scène début mars quand l'ancienne numéro un mondiale de tennis Maria Sharapova a révélé avoir été contrôlée positive à cette substance durant l'Open d'Australie 2016.

Après l'annonce de Sharapova, l'AMA avait annoncé que 99 contrôles positifs au meldonium avaient été rapportés depuis le 1er janvier.

Parmi les sportives concernées figurent notamment la patineuse artistique russe Ekaterina Bobrova et la nageuse Yulia Efimova, médaillée de bronze sur 200 m brasse aux jeux Olympiques de Londres en 2012, qui risque une suspension à vie.

Mis au point dans les années 1970 en ex-URSS, le meldonium est un médicament protecteur des cellules cardiaques vendu dans les seuls pays de l'Est. Il est supposé améliorer la résistance à l'effort.

La Russie est par ailleurs suspendue à titre provisoire de toute compétition internationale d'athlétisme depuis novembre, après la publication d'un rapport de l'AMA dénonçant le «dopage organisé» à grande échelle dans le pays.

Vitali Moutko avait toutefois estimé le 11 mars qu'il ne voyait «aucun obstacle insurmontable qui pourrait empêcher de clore ce dossier en mai» et ainsi réhabiliter la Russie en vue des Jeux olympiques de Rio en août.

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Six nageurs chinois positifs

Six nageurs chinois ont été contrôlés positifs à des substances interdites ces derniers mois, a annoncé un média d'Etat, après l'ouverture par l'Agence mondiale antidopage (AMA) d'une enquête sur des cas soupçonnés d'avoir été passés sous silence.

Trois athlètes - Zhao Ying, Wang Lizhuo et An Jiabao - ont été testés positifs au clenbutérol, a annoncé jeudi soir l'agence Chine nouvelle, qui cite la fédération chinoise de natation, précisant qu'aucun de ces sportifs n'a participé à des compétitions olympiques ou mondiales.

Par ailleurs, trois autres nageurs ont été contrôlés positifs en janvier à l'hydrochlorothiazide - un diurétique pouvant masquer la présence de produits dopants - et sont en attente de leur audience, selon la même source.

Ce nouveau rebondissement - à quelques semaines des championnats de Chine - intervient après la publication par le journal britannique The Times d'un article affirmant, sur la base de témoignages de lanceurs d'alerte, que cinq tests positifs auraient été cachés par les autorités chinoises.

Le vice-directeur de l'agence antidopage nationale, Zhao Jian, cité par Chine nouvelle, dément toute dissimulation et assure que les six cas ont été rapportés à l'AMA.

Le responsable a déclaré que les trois contrôles positifs à l'hydrochlorothiazide n'ont pas été rendus publics car les athlètes «font toujours l'objet d'une enquête».

M. Zhao n'a cependant pas expliqué pourquoi le cas des trois nageurs contrôlés au clenbutérol n'a été révélé que cette semaine.

Le clenbutérol a parfois été utilisé illégalement en Chine par des éleveurs de porc afin de faire produire moins de gras aux animaux.

Des athlètes chinois ont ainsi, dans le passé, évité de consommer de la viande vendue dans le pays par peur d'ingérer la substance interdite.

Les autorités chinoises ont déjà été accusées d'avoir reporté l'annonce de tests antidopage positifs.

Sun Yang, double-champion olympique (Londres 2012) et recordman du 1.500 mètres nage libre, avait créé la controverse en 2014 à la suite d'une suspension de trois mois purgée dans le plus grand secret.

Le nageur avait repris la compétition dans la foulée, remportant la même année trois titres aux Jeux asiatiques à Incheon (Corée du Sud), alors que son contrôle positif n'avait pas encore été révélé.

L'AMA avait menacé de faire appel auprès du Tribunal arbitral du sport.

Le Code mondial antidopage impose la divulgation publique d'un cas de dopage au plus tard vingt jours après qu'une décision d'appel finale ait été rendue.

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