Benoît Rioux
Agence QMI

Maxim Bouchard transformé par la malchance

Maxim Bouchard transformé par la malchance

Maxim Bouchard.Photo Benoît Rioux / Agence QMI

Benoît Rioux

MONTRÉAL - Le Québécois Maxim Bouchard l'avoue d'emblée: il ne serait pas un aussi bon plongeur aujourd'hui, s'il n'avait pas frôlé la mort, il y a quelques années.

Ayant profité de la dernière semaine pour assurer une place au Canada aux prochains Jeux olympiques de Rio, Bouchard est frappé de plein fouet par ce que lui offre la vie.

«Six ans après mon accident, je viens d'ouvrir un spot pour le Canada avec une finale en Coupe du monde, a-t-il indiqué, en entrevue. J'ai des frissons juste à en parler. C'est vraiment incroyable et ça me rend vraiment fier de ce que j'ai accompli.»

L'athlète de Saint-Constant, qui a terminé septième à la tour au Brésil mercredi, revient de très loin. Effectivement, il avait failli y rester en 2010 lors d'un spectacle de haute voltige donné aux Philippines. Une plate-forme avait alors cédé sous ses pieds, l'entraînant dans une chute de 10 mètres. Il s'était fendu les deux jambes, avait subi une grave blessure à la tête en plus d'avoir un bras et un poignet cassés.

«Cet accident a été un événement qui a vraiment changé le cours de ma vie», a reconnu le plongeur de 25 ans, qui avait choisi de quitter l'équipe nationale, à l'époque, pour s'amuser un peu autour du monde.

Transformé par sa mésaventure, Bouchard profite désormais de la simple chance qu'il a de pouvoir faire encore ce qu'il aime le plus au monde.

«Quand j'ai eu l'accident, je ne savais même pas si j'allais être capable de replonger à un certain niveau, encore moins de m'imaginer que je pourrais peut-être aller aux Jeux, a-t-il dit. Mais je voulais tout faire pour au moins replonger, pas nécessairement pour compétitionner. C'est que la vie est tellement courte et j'aime tellement ça plonger.»

«Je ne serais pas l'athlète que je suis ni l'homme que je suis sans cet accident, a poursuivi Bouchard. Ça m'a vraiment ouvert les yeux, ça m'a fait réaliser des choses.»

L'importance de la famille

Parmi les changements qu'il a effectués dans sa vie, Bouchard en vient rapidement à parler de sa relation avec Gaston, son père, et Nicole, sa mère.

«Il faut profiter de chaque instant, a-t-il souligné. Avant, je pouvais partir cinq semaines et je ne parlais même pas une fois à mes parents et là, j'essaie de les appeler le plus souvent possible.»

Bouchard s'est d'ailleurs entretenu avec son père au téléphone quelques instants après avoir complété l'entrevue accordée à l'aéroport Montréal-Trudeau.

«La vie est tellement courte, a répété l'athlète. S'il arrive quelque chose pendant que je suis en voyage, je veux au moins leur avoir parlé et je veux qu'ils sachent que je les aime.»

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