Mylène Richard
Agence QMI

Charles Hamelin et compagnie en territoire ennemi

Charles Hamelin et compagnie en territoire ennemi

Charles Hamelin est prêt pour les Championnats du monde.Photo Joël Lemay / Agence QMI / Archives

Mylène Richard

MONTRÉAL - Ce n'est pas seulement un voyage en Asie que Charles Hamelin s'apprête à faire, mais bien un périple aux pays du patinage de vitesse courte piste.

Pour les Sud-Coréens, qui accueilleront dans deux semaines le Championnat du monde ainsi que les Jeux olympiques d'hiver de 2018, le courte piste, c'est leur sport national.

Humblement, Hamelin ne vise rien de moins que la couronne mondiale au cumulatif, un titre qui manque toujours à son tableau de chasse.

«Il y a un petit plus. Gagner un Championnat du monde en Corée, ce n'est pas la coupe Stanley, mais disons la coupe Vanier!», a-t-il lancé.

«L'aréna sera plein et on ne pourra pas sortir, car il y aura trop de "fans" qui voudront prendre des photos et obtenir des autographes. Il y aura des gardes du corps.»

Même son de cloche du côté de sa copine Marianne St-Gelais, qui vise un top 4 au général après avoir remporté des médailles sur toutes les distances en Coupes du monde.

«Depuis les 10 dernières années, les championnes du monde sont des Coréennes, a-t-elle rappelé. On s'en va dans le pays des têtes d'affiche.»

De fins connaisseurs

Le couple a précisé que le peuple sud-coréen était respectueux et passionné. Plusieurs suivent même les deux Québécois sur leurs comptes Facebook et Instagram.

«Pour eux, nous sommes des idoles et des modèles, a admis St-Gelais. Ça nous motive. Si je peux être sacrée chez eux, ça va faire mal. C'est déchirant quand on se fait voler un titre à la maison. Je serai doublement fière et je leur dirais: "ne m'oubliez pas, je serai là dans deux ans!"».

«Les Coréens sont tellement des amateurs de courte piste, qu'ils peuvent être des partisans d'athlètes d'autres pays, a observé Hamelin. Comme moi, je suis un "fan" des Sharks de San Jose, à cause de mon ami Marc-Édouard Vlasic, même si j'habite à Montréal. Ils peuvent apprécier un bon patineur étranger.»

La bonne année?

En 2015, aux Mondiaux de Moscou, Hamelin avait pris le quatrième rang au cumulatif. Après une saison de six médailles d'or, le vétéran de 31 ans est d'attaque.

«On dirait que je le sens, mes chances sont plus là. De la façon dont je me sens physiquement et mentalement, c'est propice à ça.»

Polyvalent, Hamelin a signé des victoires aux 500, 1000 et 1500 mètres cette saison.

«Sans me mettre de pression, je vais arriver là-bas avec une confiance que je n'avais peut-être pas l'année passée. Je serai plus calme. J'ai corrigé des trucs et mon attitude a changé un peu face aux compétitions.»

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