Agence QMI
Agence QMI

Harcèlement dans les organisations sportives: des mesures fédérales plus musclées

Harcèlement dans les organisations sportives: des mesures fédérales plus musclées

Kirsty DuncanPhoto d'archives, Agence QMI

Agence QMI

La ministre fédérale des Sports, Kirsty Duncan, a dévoilé mardi les principales mesures imposées par son gouvernement pour éliminer le harcèlement dans les organisations sportives, notamment la divulgation immédiate au ministère de tout incident et une formation sur les abus à être offerte d'ici le 1er avril 2020.

Mme Duncan a également précisé que les organismes sportifs relevant d'Ottawa devront prévoir des fonds afin d'obtenir auprès d'une tierce partie indépendante l'aide requise pour gérer les cas problématiques. De plus, ils seront responsables «de créer un milieu de travail libre de tout harcèlement, abus ou discrimination»; aussi, une politique officielle devra être en vigueur au sein des fédérations, sans quoi, elles seront privées de financement.

Enfin, dans le cadre d'un groupe de travail auquel le fédéral participe, les gouvernements provinciaux devront recommander des solutions communes qui seront présentées lors d'une conférence des ministres responsables du sport en février 2019.

«Le harcèlement, peu importe la forme qu'il prend, est tout à fait inacceptable et la sécurité des athlètes, des entraîneurs et des officiels demeure notre priorité absolue, a commenté la ministre dans un communiqué de presse. Nous avons tous un rôle à jouer quand il est question de protéger nos jeunes et nos athlètes.»

Réactions favorables

Le milieu sportif canadien a été échaudé par le cas Bertrand Charest, cet ancien entraîneur national de ski ayant été condamné à 12 ans de pénitencier pour des agressions sexuelles commises sur des skieuses âgées de 12 à 18 ans durant les années 1990. L'annonce fédérale semble satisfaire la plupart des intervenants concernés.

«Le Comité olympique canadien [COC] appuie entièrement et salue l'annonce faite par la ministre Duncan et le gouvernement fédéral, a affirmé la présidente du COC, Tricia Smith, sur le site internet de son organisme. Le COC continuera de collaborer [...] afin de protéger nos athlètes, mais aussi de contribuer à la création d'un environnement libre de toute forme de harcèlement.»

Du côté québécois, le son de cloche a été similaire. Par le biais d'un communiqué, SPORTSQUÉBEC dit «accueillir favorablement les mesures», tout en saluant la mise en place d'un comité de travail fédéral-provincial pour assurer une meilleure coordination des efforts de l'ensemble des provinces du pays.

«Le sport doit être synonyme de plaisir, d'engagement, d'efforts et de persévérance, et s'intégrer dans un cheminement positif chez tous les athlètes et intervenants qui gravitent dans notre milieu», a expliqué le directeur général de SPORTSQUÉBEC, Alain Deschamps.

Des sous

Par ailleurs, Mme Duncan a rappelé qu'Ottawa a l'intention de consacrer 30 millions $ en trois ans à la recherche et à la collecte de données sur les pratiques innovantes faisant la promotion de la participation sportive des femmes et des filles. Le gouvernement souhaite atteindre la parité entre les sexes «à tous les niveaux du sport d'ici 2035».

À Québec, le gouvernement provincial avait indiqué la semaine dernière qu'il compte obliger les fédérations sportives à adopter d'ici 2020 un plan d'action pour mettre fin aux abus sexuels dans le sport amateur. Tout manquement à la règle pourrait signifier la fin du financement public.



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos