Couronné de succès

Triathlon

Le triathlon d'hiver a permis d'amasser 601 000$, cette année. Photo Étienne Laberge / 24 heures / Agence QMI / Archives


Etienne Bouchard

Le septième Triathlon d'hiver au profit de la Fondation du CHU Sainte-Justine a permis d'amasser environ 601 000$, vendredi au parc Maisonneuve, à la grande joie des organisateurs.

L'événement dont l'objectif global était de récolter 525 000$ a ainsi largement dépassé les attentes, notamment grâce à la présence de 77 équipes de quatre personnes et la contribution d'une quarantaine de bénévoles. Les participants ont ainsi effectué 7 km de patinage, 13,5 km de ski, incluant 8,1 en style «patin», et 6 km de course à pied.

Porte-parole de son défi éponyme qui est organisé dans le cadre du Triathlon, l'ancien président du Canadien de Montréal Pierre Boivin a exprimé sa satisfaction devant le déroulement de la journée, qui permettra d'aider les enfants malades.

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«Avec le nombre de coupes gouvernementales annoncées dans les secteurs de la santé et de la recherche, ce type d'initiative est plus important que jamais. D'ailleurs, les budgets d'opération sont surtout financés par le privé et ça prend beaucoup d'idées comme celle-ci», a commenté celui s'impliquant avec le CHU Sainte-Justine depuis plus de 20 ans.

Preuve de l'efficacité de cette sensibilisation générale, un montant de 88 000$ avait été recueilli en 2009 lors de la présentation initiale du Défi Pierre Boivin, qui consiste à solliciter des proches afin de soutenir la cause de la recherche médicale. Or, cette année, une somme de 386 000$ a été obtenue. Par conséquent, aux alentours de 1,1 million $ ont été versés depuis la création du Défi.

«Ce sont des fonds qui financeront les laboratoires des neurosciences de Sainte-Justine. Et cette mobilisation constitue un stimulant pour les médecins et toute la communauté. Cela envoie un très bon message», a ajouté la présidente-directrice générale de la Fondation CHU Sainte-Justine, Anièle Lecoq.

Bouger et aider

Les personnes rencontrées au chalet du parc Maisonneuve étaient unanimes : elles n'ont jamais hésité à appuyer la cause quand elles ont été appelées à le faire. C'est le cas de l'ancien sprinteur, Bruny Surin, qui s'impliquait pour la première fois en 2013.

«Ça me touche personnellement, car mes deux filles sont nées à Sainte-Justine. Je me considère privilégié d'avoir des enfants en santé. D'autres n'ont pas cette chance», a-t-il exprimé, tout en spécifiant qu'il était malgré tout demeuré à l'intérieur en raison du froid intense.

Pour d'autres, le Triathlon était aussi l'occasion de garder la forme en prévision de compétitions plus intenses.

«Je courrai un marathon au mois de mai et je voulais voir où j'en étais, voir comment ça se passe pour moi. C'est un bon test pour le cardio (vasculaire)», a précisé Cliffe Fortune, un ex-joueur de football élite qui pratique de l'entraînement physique croisé (le«crossfit») depuis trois ans.

«La cause des enfants me tient à cœur et ça fait du bien de se donner, même si ce n'est pas un exercice de niveau compétitif», a spécifié Jonathan Dorval, un avocat montréalais.

Enfin, l'âge ne peut servir d'excuse pour déclarer forfait, comme en fait foi la performance de Daniel Lalonde, 58 ans, qui était sur place en compagnie de son filleul.

«Il faut montrer l'exemple aux jeunes et je ne comprends pas pourquoi les médecins n'insistent pas plus sur l'importance de l'activité physique. Ça nous rend de bonne humeur et ça stimule le cerveau», a expliqué l'homme qui se retrouve au gymnase à chaque matin et qui effectue une quarantaine de kilomètres de vélo par jour.


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