Benoît Rioux
Agence QMI

L'équipe canadienne en mission à Sotchi


Benoît Rioux

L'heure est déjà à la répétition générale. L'équipe canadienne de patinage de vitesse courte piste s'envole ainsi pour Sotchi, ce samedi, plus d'un an avant les prochains Jeux olympiques.

Prévue du 1er au 3 février, cette Coupe du monde remplace celle présentée habituellement à Moscou afin d'aider les organisateurs russes à être prêts pour les Jeux. Le rendez-vous sert également de préparation pour les patineurs, pour qui il s'agit d'une première présence à Sotchi.

«Sotchi est comme un village russe inconnu pour nous, a indiqué Charles Hamelin, au terme d'un entraînement tenu vendredi à Montréal. On a juste hâte d'y être pour se mettre un peu dans l'ambiance.

«Le but est d'essayer d'amasser le maximum d'informations possibles pour nous aider lors des Jeux olympiques, a-t-il ajouté. On veut voir le nouvel aréna, connaître la qualité de la glace et, à l'extérieur de la patinoire, s'acclimater à la nourriture, à la température. On m'a déjà dit que Sotchi était sur le bord de la mer et qu'il y fait de 10 à 12 degrés Celsius.»

La patineuse Valérie Maltais aborde aussi la prochaine compétition en pensant aux Jeux olympiques de février 2014.

«La fébrilité est plus grande, c'est sûr, a-t-elle dit. Toute l'équipe va être là pour cette Coupe du monde, les thérapeutes, le psychologue sportif, les techniciens à l'équipement et même la nutritionniste. On va à cette compétition comme si on allait aux Jeux. On est aussi supposé d'avoir le même vestiaire que dans un an.»

Superstitions et routine

Pour certains athlètes, du moins les plus superstitieux, l'occasion est belle pour visualiser les lieux qui serviront aux Jeux.

«Personnellement, je ne fais pas ça, mais je sais que des patineurs peuvent prendre des photos [pour les regarder pendant l'année] ou d'autres vont essayer, par exemple, de trouver un endroit dans le vestiaire qu'ils voudront réutiliser lors des Jeux olympiques», a noté Marianne St-Gelais.

Hamelin, qui est justement le copain de St-Gelais, admet qu'il souhaiterait idéalement conserver le même territoire dans le vestiaire.

Et qui est la plus superstitieuse sur l'équipe canadienne?

«C'est Marie-Ève Drolet, de répondre St-Gelais, sans hésiter. Elle nous fait rire. Marie-Ève se présente à l'appel, soit l'endroit où on se retrouve tout juste avant d'embarquer sur la glace, environ 20 minutes avant chaque course. Elle doit aussi avoir ses patins dans ses pieds 15 minutes avant une compétition, sinon elle ne se sent pas bien. Elle va sûrement inspecter les lieux à Sotchi.»

«Pour ma part, je mets toujours mon patin droit avant mon patin gauche, mais je n'ai pas besoin de le faire à un endroit précis. Pour la Coupe du monde de Sotchi, je ne vais rien changer à ma routine. Je ne veux pas me mettre de stress supplémentaire.»

Apprendre des vétérans

Afin de maximiser l'expérience pré-olympique, le jeune Charle Cournoyer a un plan simple pour la Coupe du monde de Sotchi.

«Je vais regarder ce que font les vétérans et je vais prendre des notes, a-t-il indiqué. Je veux aussi faire un peu de repérage. On va même nous dire où nos familles doivent être assis pendant les Jeux olympiques.»

Évidemment, avant de penser aux aléas des Jeux de Sotchi, les athlètes sont bien conscients que l'objectif premier sera de parvenir à s'y qualifier. La compétition est féroce au sein de l'équipe canadienne, dont les sélections olympiques n'auront lieu qu'au mois d'août à Montréal.

Pour la Coupe du monde de Sotchi, Hamelin et Cournoyer feront équipe avec Olivier Jean, Guillaume Bastille, Vincent Cournoyer et Michael Gilday chez les hommes. Du côté des dames, Caroline Truchon, Jessica Hewitt et Gabrielle Waddell s'ajoutent à Drolet, Maltais et St-Gelais.



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