«Ça va plaire à la FIS»

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Patrice Drouin, président de Gestev et organisateur de la Coupe du monde de ski de fond à Québec. Photo Agence QMI


Richard Boutin

QUÉBEC - Les bonzes de la Fédération internationale de ski (FIS) ont débarqué dans la Vieille Capitale, mardi soir. Leur première mission est d'examiner le parcours sur lequel s'élanceront les meilleurs sprinters de la planète.

«Je n'ai aucune crainte que la piste de 850 mètres va être homologuée, a affirmé Patrice Drouin, président de Gestev et organisateur de la Coupe du monde de ski de fond à Québec, mardi, à l'occasion de la visite du parcours. Ils vont certainement nous soumettre quelques corrections à apporter, notamment pour le saut et dans certains virages, mais rien de majeur.»

Plus de 30 cm de neige

«Nous avons respecté les exigences de la FIS et même surpassé à certains égards, a poursuivi Drouin. Nous avons une couche de neige supérieure à 30 centimètres partout sur le parcours et une largeur minimale de huit mètres.»

Contrairement au minimum requis pour la FIS, les fondeurs pourront s'entraîner sur la piste dès jeudi en prévision de l'épreuve individuelle, qui aura lieu vendredi. «En raison de la collaboration de Dame Nature et du travail de notre équipe technique, les skieurs pourront s'entraîner sur le parcours, la veille de la course, a mentionné Drouin. Tout est prêt sauf l'homologation.

Notre mandat était de livrer la piste pour vendredi, mais nous sommes bien contents d'avoir pu le faire une journée plus tôt.

«Pour mercredi, les skieurs pourront s'entraîner sur un parcours de 350 mètres sur les plaines d'Abraham, ajoute Drouin. Ce sont des conditions optimales pour les équipes puisque les farteurs pourront effectuer des tests de glisse sur une neige identique à celle utilisée pour le parcours de course.»

Temps pluvieux

Drouin ne perdra pas le sommeil en raison du temps pluvieux des derniers jours. «Notre plan A qui avait été mis de l'avant est celui qui a été réalisé, a-t-il raconté. Nous avons fabriqué 12 000 mètres cubes de neige à Québec et nous en avons suffisamment pour les deux courses. Le plan B était de préparer 5000 mètres cube additionnels au Mont-Sainte-Anne, mais on n'utilisera pas cette neige.»

Même si le Sprint Québec se déroule tôt dans la saison de la Coupe du monde, Drouin était confiant de livrer la marchandise même s'il a fait quelques découvertes en cours de route qui ont retardé la fabrication de la neige artificielle.

«Nous avons découvert que l'eau de la ville de Québec est plus chaude qu'on pensait. En raison de la proximité du fleuve et de l'humidité, la température est aussi plus chaude. Même s'ils annonçaient une température de moins huit degrés, c'était toujours plus chaud sur les Plaines et, du 6 au 20 novembre, il nous manquait toujours de 2 à 3 degrés pour débuter la fabrication de la neige.

«En analysant les statistiques de la météo, ajouter Drouin, on avait toutefois constaté qu'il y avait toujours une fenêtre au fil des ans qui permettait la fabrication de neige entre le 1er novembre et le 1er décembre.»

«Mission accomplie»

Charles Turcotte abondait dans le même sens. «Malgré la pluie, il n'y a pas d'inquiétudes puisque nos réserves sont suffisantes, a affirmé le responsable de l'enneigement artificiel qui roule sa bosse dans le milieu depuis 31 ans. Nous avons transporté 200 voyages de neige. Nous avions besoin de 100 heures d'enneigement artificiel. Nous sommes choyés à Québec. En 31 ans, je ne me souviens pas qu'une station ait été incapable d'ouvrir ses portes pour le 4 décembre.

«Tout le monde a le sourire et on peut dire mission accomplie», conclut Turcotte.


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