David Pelletier rend hommage à Jamie Salé


Dave Lévesque

Dernière mise à jour: 20-11-2012 | 10h04

C'est David Pelletier qui a accordé toutes les entrevues, lundi, puisque Jamie Salé souffrait d'une laryngite et il en a profité pour louanger son ancienne partenaire et amie de coeur.

«Ça aurait été impossible d'être ici sans Jamie, a confié le patineur artistique originaire de Sayabec en Gaspésie. Je savais que j'avais la meilleure partenaire au monde et ça m'inspirait énormément confiance.»

Selon lui, c'est grâce à Salé s'il est devenu professionnel.

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«C'est la première partenaire avec qui j'ai eu à devenir un véritable athlète, avant ça j'étais plus un touriste qu'autre chose et c'est elle qui m'a fait.

«Cette rencontre a changé ma vie. On est tombés amoureux, on a un petit garçon de cinq ans et même si nous sommes séparés, nous sommes de grands amis», a expliqué Pelletier qui habite Edmonton pour être près de son fils.

Rendez-vous manqué

Questionné à savoir si leur médaille d'or remportée aux Jeux olympiques de Salt Lake City en 2002 était le moment marquant de leur carrière, Pelletier a eu une réponse étonnante.

«La médaille n'a pas été le moment marquant de notre carrière. C'est un moment inconnu des gens qui est survenu deux ans avant qu'on commence à patiner ensemble.

«En 1996, on a fait un essai pendant quatre jours, mais je n'étais pas prêt à déménager dans l'Ouest et elle ne souhaitait pas venir à Montréal. Nous avons pris la bonne décision d'attendre. Je crois que si nous avions commencé à patiner ensemble en 1996, ça n'aurait pas fonctionné.»

C'est finalement deux ans plus tard que leur histoire a pris une tournure pour le mieux.

«En 1998, nos carrières respectives avaient frappé un mur. Alors, soit nous arrêtions, soit nous le faisions bien. C'était notre dernière chance et on a sauté sur l'occasion.»

En un éclair

Salé et Pelletier ont patiné ensemble pendant seulement quatre ans, mais ont été au sommet tout au long, étant aussi champions du monde en 2001.

«Les gens pensent que ce fut un succès du jour au lendemain, mais ça nous a pris 20 ans pour qu'on se trouve», a souligné Pelletier.

Dans ce contexte-là, il est très flatté d'être admis au Panthéon.

«C'est un honneur auquel tu ne t'attends pas 10 ans après les Olympiques. Premièrement, tu ne fais jamais du sport pour te retrouver un jour dans un panthéon quelconque.

«C'est un peu irréel quand tu regardes les noms qui y sont passés avant. Ce sont des gens comme Gaétan Boucher et Sylvie Bernier qui m'ont inspiré après avoir accompli des prouesses sur le plan international.»


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