GSP revient de loin

UFC

Georges St-Pierre © TVA Sports / Capture d'écran


Joanie Godin

«J'ai frappé un mur et je l'ai traversé en travaillant très fort. Je suis revenu au sommet.»

Georges St-Pierre déborde de confiance à l'aube de son combat contre Carlos Condit, au Centre Bell, samedi.

En entrevue avec Dave Morissette pour l'émission «Le Match» devant être diffusée vendredi soir, sur la chaîne TVA Sports, St-Pierre a admis avoir traversé une période plus difficile, mais tout cela est bel et bien derrière lui. Il n'a qu'une chose en tête, et c'est la victoire. Défendre son titre chez les mi-moyens est son seul et unique objectif. Et pour y parvenir, il n'a pas lésiné sur les efforts.

Sa dernière présence dans l'octogone remonte à il y a longtemps - 18 mois -, un peu trop au goût du combattant québécois.

«Je ne peux pas être plus motivé que maintenant, tellement ça fait longtemps que je n'ai pas combattu. J'ai hâte de monter dans l'octogone et je veux profiter de chaque seconde.»

L'entraîneur de Condit a affirmé que son protégé réservait une surprise à St-Pierre chaque fois que celui-ci attaquera. Mais il en faudra beaucoup plus pour intimider celui que l'on surnomme «GSP».

«J'ai beaucoup de surprises pour Condit, a-t-il affirmé en souriant. On va voir ce qui va arriver, mais je n'ai pas peur de lui.»

Et si son adversaire s'acharnait à viser son genou droit, récemment opéré? Eh bien... qu'il s'y amuse!

«S'il perd son énergie à se concentrer là-dessus, alors c'est une bonne chose pour moi. Je ne sens aucune différence entre mes deux genoux, alors je n'ai aucune faiblesse à ce niveau-là», a affirmé St-Pierre.

Son adversaire sera coriace. Mais St-Pierre est persuadé être «meilleur que lui dans presque tout».

«Je vais pouvoir contrôler le combat, le dominer partout. Je serai une petite coche au-dessus de lui dans tout. Je vais vraiment m'imposer en me servant de mes habiletés athlétiques pour le vaincre.»

La déception des autres

Lorsque St-Pierre dit qu'il a «frappé un mur», qu'il a vécu des moments difficiles, il parle évidemment de la longue période de rééducation qu'il a connue après son opération au genou.
Le retour à l'entraînement n'a pas été facile. Oui, l'athlète de 31 ans était en forme, mais pas en «forme de combat». Ce n'était pas seulement son impression, car il le sentait à travers le regard de ses coéquipiers d'entraînement, qui lui menaient la vie dure.

«Je suis très orgueilleux et je suis quelqu'un de très fier. Mais je pouvais voir dans leurs yeux qu'ils se disaient : "Oh mon Dieu, il n'est vraiment pas comme il était". Je voyais qu'ils étaient déçus de moi. Ç'a été très dur et ç'a duré environ un mois», a raconté St-Pierre.
Face à des combattants plus légers que lui, qui ne se battent pas en UFC, il devait parfois prendre des pauses, incapable de poursuivre l'entraînement.

«Quand tu ne pratiques pas un sport pendant longtemps, tu perds l'efficacité dans tes mouvements, a-t-il avoué. J'ai travaillé fort là-dessus, je n'ai pas lâché et je suis revenu meilleur qu'avant.»

L'aide de Stéphan Larouche

Pour la première fois de sa carrière, St-Pierre a fait appel à un entraîneur de boxe. Et il n'a pas choisi le premier venu. Il a travaillé avec Stéphan Larouche, entraîneur de Lucian Bute.

«J'ai appris la science des mouvements, du jeu de pieds, les raisons pour lesquelles on lance un "jab", ou un crochet suivi d'une main droite dans certaines situations. Le fait de me faire expliquer tout ça m'a fait réaliser que finalement, je n'y connaissais pas grand-chose. Stéphan m'a beaucoup aidé et ça va porter fruit dans le combat.»

Vise-t-il un K.-O. à tout prix face à Condit, surtout devant une foule montréalaise gonflée à bloc? Oui et non.

«Quand tu cherches le K.-O., il ne vient pas. Souvent, je voulais trop aller pour le K.-O., le grand coup et ça ne venait pas, car tu télégraphies tes gestes et l'adversaire voit venir les coups. Mais avec tous les changements que j'ai faits, avec tous les entraîneurs que j'ai eus, ça va porter fruit.

«Je veux d'abord la victoire, mais si j'ai l'occasion d'y aller pour le K.-O. ou la soumission, je vais sauter dessus», a-t-il conclu.


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