Le match préparatoire opposant les Raptors de Toronto aux Knicks de New York, vendredi soir, se déroulera devant plus de 20 000 personnes au Centre Bell, au dire d’un dirigeant de la formation de la Ville Reine. Ce succès aux guichets signifie-t-il que Montréal pourrait accueillir un jour une formation de la National Basketball Association (NBA) ?
D’ailleurs, ce n’est pas la première fois qu’un duel présaison impliquant les deux mêmes formations attire autant de monde dans la métropole. Le 22 octobre 2010, la rencontre s’était déroulée sous les yeux de plus de 22 000 spectateurs, ce qui avait soulevé les interrogations des journalistes sportifs quant à la viabilité d’une concession de la NBA dans la métropole.
«La prévente va très bien, surtout depuis 14 jours, a admis le directeur des relations avec la communauté et des partenariats sportifs chez les Raptors, David DeFrietas, durant un entretien téléphonique jeudi. Nous sommes certains qu’il y aura plus de 20 000 partisans demain (vendredi) et nous espérons qu’ils encourageront notre équipe en grand nombre!»
Toutefois, cela ne veut pas nécessairement dire que les Kings de Sacramento, une organisation faisant l’objet de plusieurs rumeurs de déménagement, se retrouveront à Montréal dans un proche avenir. En revanche, la ville démontre hors de tout doute qu’elle possède le potentiel pour faire sa place à long terme dans le plus important circuit de basketball au monde.
«Montréal est un marché classique pour la NBA, et ce, pour plusieurs raisons. L’intérêt est là et il y a plusieurs programmes locaux de basketball pour les jeunes, qui peuvent ainsi développer leur talent. Aussi, ce n’est pas un secret pour personne : la ville a un bon bassin de joueurs. Dernièrement, elle a produit quelques athlètes talentueux, dont Joel Anthony (Heat de Miami), Kris Joseph (Celtics de Boston) et Samuel Dalembert (Bucks de Milwaukee), a ajouté DeFrietas.
«Si jamais la ligue octroyait une équipe à Montréal, nous considérions que cela serait bon pour le sport et créerait une belle rivalité avec Toronto. Précédemment, nous en avons eu une bonne avec (les Grizzlies de) Vancouver et ce serait sûrement la même chose dans ce cas-ci.»
Un endroit apprécié des joueurs
Les membres de l’organisation des Raptors ne le cachent pas : ils adorent venir à Montréal. «Je peux vous le confirmer : certains de nos joueurs ont encerclé la date du 19 octobre sur le calendrier. Quelques-uns débarquent d’ailleurs ici pour la première fois, a commenté le représentant à la communauté des Raptors. Ce sera une belle opportunité pour eux de découvrir la ville et d’expérimenter une culture différente.»
Du côté des dirigeants de l’équipe, la tenue des parties hors-concours à divers endroits du pays montre une volonté de faire connaître le basketball partout à l’intérieur des frontières canadiennes, et pas uniquement à Montréal.
«En tant que seule équipe canadienne de la NBA, notre responsabilité est faire grandir le sport d’un océan à l’autre. Pour cela, l’une de nos priorités est de viser les marchés extérieurs», a conclu DeFrietas, tout en précisant qu’il était encore trop tôt pour confirmer la présentation d’une autre partie présaison des Raptors au Centre Bell l’an prochain. Néanmoins, il a fort à parier que l’événement se reproduira.