Membre de l'équipe masculine de patinage de vitesse courte piste, Olivier Jean débarque à Calgary avec le désir de poursuivre sa domination.
À l'aube de la première épreuve de la Coupe du monde d'automne, du 19 au 21 octobre, l'athlète de Lachenaie a toutes les raisons de faire parler de lui. Au-delà du scandale entourant le sabotage de ses patins par l'équipe américaine lors des Mondiaux de 2011, les exploits de Jean sur la glace ont de quoi attirer l'attention.
«L'an dernier, je n'ai perdu aucune course sur 500 mètres, note Jean, avec le sourire. En fait, j'ai gagné 24 des 25 rondes auxquelles j'ai pris part. Lors de la course que je n'ai pas gagnée, une obstruction de la part d'un adversaire a été appelée et j'avais finalement passé au tour suivant.»
Encore une fois, lors des sélections canadiennes tenues en septembre à Calgary, Jean s'est signalé, réussissant un record du monde sur 1000 mètres. Il a alors survolé la distance en 1 min 21,815 sec, une marque qui n'a toutefois pas été homologuée étant donné qu'il ne s'agissait pas d'une compétition internationale.
«Je n'ai jamais été en aussi grande forme, indique le patineur. Par contre, pour faire un record du monde, il faut que les circonstances soient favorables. Aux sélections, le départ a été très rapide et c'est ce qui a permis d'établir un tel chrono.»
Des objectifs de travail
Parmi tous ses exploits de la dernière année, son titre de champion du monde sur 500 mètres, obtenu en mars à Shanghai, en Chine, demeure le plus prestigieux. Il rêve maintenant de continuer sur sa lancée et éventuellement récolter une médaille d'or individuelle aux Jeux olympiques de Sotchi.
«Une médaille d'or olympique individuelle, c'est davantage un rêve qu'un but pour moi. Je préfère personnellement avoir des objectifs de travail. Si je fais mes devoirs, si je travaille sur ma technique, mes stratégies et que je mets toutes les chances de mon côté à l'extérieur de la glace, les résultats vont suivre automatiquement.»
En plus de ses performances individuelles, Jean ne cache pas ses ambitions au niveau du relais masculin, où les Canadiens veulent confirmer leur suprématie.
«On aimerait détruire le record du monde, image-t-il, lui qui faisait partie de l'équipe médaillée d'or aux Jeux olympiques de Vancouver (avec Charles Hamelin, François-Louis Tremblay, François Hamelin et Guillaume Bastille). Pour ce type de courses, c'est plus concret de vouloir battre un record. Notre vitesse dépend moins des autres équipes.»