L'athlète québécoise Jacqueline Gareau sera à nouveau sur la ligne de départ du demi-marathon de Montréal, dimanche, sur le pont Jacques-Cartier.
Alors qu'elle approche 60 ans, la femme originaire des Laurentides garde la forme, elle qui a déjà gagné le Marathon de Montréal deux fois, en 1979 et 1987, de même que le prestigieux Marathon de Boston, en 1980.
«J'ai encore beaucoup de plaisir à courir et c'est toujours intéressant de tester où l'on se situe», dit Gareau, qui vise à dévaler les 21 kilomètres en environ une heure et 40 minutes.
Il faut savoir que l'athlète repousse encore fréquemment les limites de son corps.
«En fin de semaine dernière, j'avais le goût de faire un peu de vélo aussi. Donc, j'ai participé à un duathlon à Saint-Sauveur, glisse-t-elle, sourire en coin. La semaine prochaine, je serai à Prévost pour une course en forêt, soit de 10 ou de 20 kilomètres, je n'ai pas encore décidé.»
Une bonne cause
Pour l'épreuve montréalaise, Gareau maximise sa participation en étant porte-parole de la Fondation Suicide Action Montréal.
«Quand je cours, ça déclenche des hormones de bonne humeur chez moi, indique-t-elle. J'ai malheureusement perdu de très bons amis qui se sont suicidés. Je croyais pourtant qu'ils avaient tout pour être heureux. C'est évidemment une cause qui me tient à cœur.»
Gareau, qui pratique maintenant le métier de massothérapeute, encourage tout le monde à faire du sport.
«Personnellement, j'avais commencé à courir à 21 ans parce que je voulais arrêter de fumer, raconte-t-elle. Finalement, j'ai changé la nicotine pour l'endorphine.»