Benoît Rioux
Agence QMI

Abel et Heymans plongent dans le monde des affaires

Jeux olympiques - Abel et Heymans plongent dans le monde des affaires

Jennifer Abel et Émilie Heymans.© Agence QMI/Ghyslain Lavoie


Benoît Rioux

À peine débarquées de Londres, où elles ont remporté une médaille de bronze en plongeon synchronisé au trois mètres, Émilie Heymans et Jennifer Abel se tournent maintenant vers de nouveaux projets professionnels. Au-delà des athlètes olympiques se dressent maintenant deux futures femmes d'affaires.

Aussi sur Canoe.ca
Si Heymans concentrera ses efforts à commercialiser sa propre ligne de maillots de bain, Abel doit pour sa part entamer, dès lundi prochain, un cours d'agent immobilier.

«J'ai hâte, mais j'ai un peu peur en même temps, reconnaît Abel, qui célébrera ses 21 ans la semaine prochaine. C'est un peu l'inconnu pour moi. La dernière fois que je craignais autant la rentrée scolaire, j'étais à l'école primaire.»

Pour les trois prochains mois, la jeune plongeuse lavalloise suivra donc un cours intensif. Ce n'est que par la suite qu'elle reprendra l'entraînement.

«Je devrais recommencer à plonger vers la fin du mois de novembre, précise-t-elle. Ça va sûrement me faire du bien de m'éloigner un peu du plongeon.»

Usine recherchée

En ce qui concerne Heymans, ses projets ne la tiendront jamais bien loin du sport qu'elle pratique depuis deux décennies.

Détentrice d'un baccalauréat en commercialisation de la mode à l'UQÀM, l'athlète de Saint-Lambert coud des maillots de bains depuis quelques années déjà. La plongeuse de 30 ans cherchera maintenant à ouvrir son entreprise.

«Je dois faire des appels au cours des prochaines semaines pour étudier les différentes options qui s'offrent à moi», dit-elle.

Heymans doit notamment voir à augmenter son niveau de production alors qu'elle peut actuellement passer environ deux heures, en moyenne, pour coudre un maillot.

«Je vais voir si je peux faire affaire avec une usine de production ou peut-être même lancer ma propre usine en engageant quelques couturières qui pourraient m'aider», résume-t-elle.

La fin d'une carrière sportive

Chose certaine, si tout va comme elle le souhaite, Heymans ne devrait pas être de retour sur les tremplins, pas même pour une dernière année. L'idée de faire un ultime tour de piste pour assurer une certaine transition ne semble pas être une alternative pour la quadruple médaillée olympique.

«Ça va dépendre des prochains mois, mais si le boulot va bien, je ne reviendrai pas», affirme-t-elle, sans détour.

En attendant de définir son plan d'affaires, Heymans a déjà signé une petite victoire à Londres quand la plongeuse française Audrey Labeau (photo) a utilisé un de ses maillots lors de la compétition individuelle à la tour de 10 mètres.

«J'étais vraiment contente de voir qu'elle portait mon maillot, se réjouit-elle. Les autres plongeuses dans les estrades m'en ont parlé. L'entraîneur d'Audrey est un ami de longue date (Gilles Emptoz-Lacôte) et on m'avait dit qu'elle porterait mes maillots, mais c'est comme si je n'osais pas croire qu'elle le ferait vraiment. Malheureusement, j'aurais souhaité qu'elle passe en demi-finale et en finale afin qu'elle porte d'autres de mes maillots, mais elle n'a pas connu une bonne journée lors des préliminaires.»

Malgré tout, Heymans a suffisamment fait jaser pour ajouter quelques clientes à la suite des Jeux olympiques. Parmi les plongeuses qui utilisent déjà ses maillots, sa partenaire Abel -qui ne peut toutefois pas les prendre lors des compétitions en raison de certains partenariats commerciaux- n'hésite pas à vanter le produit.

«Une question de confort et de style», note Abel. Voilà des mots qu'elle pourra désormais reprendre pour vendre des maisons et des condos. Concernant le plongeon, son propre objectif est maintenant d'aller chercher une médaille olympique dans une épreuve individuelle à Rio, en 2016.



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos