Vanessa Guimond
Journal de Montréal

TVA Sports et Sportsnet s'associent

Télévision - TVA Sports et Sportsnet s'associent

Scott Moore, de Sportsnet, est d’avis que les amateurs de sports du Québec seront les grands gagnants de l’alliance entre son groupe et TVA Sports.Photo courtoisie Sportsnet


Vanessa Guimond

La chaîne sportive anglophone Sportsnet, propriété de Rogers Communication, s’est vue octroyer, hier, une licence du CRTC lui permettant de mettre sur pied une chaîne sportive francophone, au Québec. Toutefois, le réseau a choisi d’y renoncer afin de s’associer à TVA Sports, chaîne sportive du Groupe TVA qui devrait faire son entrée sur les ondes au cours du mois de septembre.

Chez le diffuseur québécois, on se réjouit de ce partenariat qui permettra d’offrir plus de contenu aux amateurs de sports. Pierre Dion, président et chef de la direction du Groupe TVA, affirme que ce sont « les téléspectateurs, les propriétés sportives, les athlètes et toute l’industrie du sport, partout au pays, qui profiteront de cette union. » Du côté de Rogers Media, cette alliance semble générer le même enthousiasme. Scott Moore, président du volet diffusion de l’entreprise, a accepté de discuter des répercussions de cette association avec le Journal.

Q- Pourquoi était-ce important pour vous de percer le marché francophone canadien ?

R- C’était important pour nous parce que nous souhaitons demeurer compétitifs dans le paysage télévisuel canadien. C’est pour cette raison que nous devons être capables d’approcher les organisations sportives en leur disant que nous pouvons leur apporter une couverture pancanadienne en français et en anglais. Nos rivaux à TSN bénéficient d’un partenariat avec RDS et peuvent offrir cette couverture aux organisations. C’est l’une des raisons qui nous ont poussés à demander une licence. Nous voulions être capables d’offrir la même chose.

Q- Pourquoi avoir choisi le partenariat avec TVA Sports plutôt que de mettre votre licence à profit ?

R- Lorsque le Groupe TVA a annoncé qu’ils allaient entrer en ondes avec sa propre chaîne sportive et qu’il nous a approchés pour nous demander de travailler avec lui, ç’a semblé naturel pour nous d’accepter. Rogers est très fort au Canada anglophone, plus particulièrement dans le sud de l’Ontario, et TVA est un leader dans le marché québécois. C’était donc l’opportunité parfaite, pour nous, d’unir nos forces. De plus, je pense que le marché québécois est trop petit pour soutenir de nombreux réseaux sportifs. De lancer notre propre réseau, en plus de la venue de TVA Sports, aurait été un choix difficile. De toute façon, TVA est une marque tellement forte que nous avons préféré nous associer à des leaders dans le marché francophone.

Q- De quelle manière cette association va-t-elle se concrétiser ?

R- Cette entente touche à la fois le contenu, la programmation et la production. Quand nous avons parlé à nos partenaires chez les Sénateurs d’Ottawa, par exemple, nous leur avons dit qu’une entente avec TVA Sports était un bon moyen pour eux de voir leurs matchs distribués au Québec. C’est la même chose avec les Blue Jays ou les Raptors. Du côté de Sportsnet, je peux vous dire que cette alliance nous a déjà permis d’aller chercher des nouveautés, car nous avons profité d’alliances déjà créées avec TVA. Je ne peux pas vous révéler trop de détails à ce sujet, pour le moment, mais je peux vous dire qu’ils feront l’objet d’une annonce, prochainement. Nous utilisons nos forces respectives afin d’être plus forts dans le marché et nous avons le sentiment que les deux parties en profiteront autant.

Q- Quel seront les avantages de cette union pour les amateurs de sports du Québec?

R- Je pense que ce sont les amateurs de sports québécois qui vont bénéficier le plus de la venue de TVA Sports et de son association avec Sportsnet. Grâce à cette union, ils auront certainement accès à plus de contenu francophone. Je pense aussi que le Groupe TVA, vu sa force dans le marché québécois, va être capable de faire la promotion des sports mieux que quiconque, dans la province. Vu la force de leur réseau conventionnel, ainsi que celle de leurs chaînes spécialisées, je pense que les organisations sportives ne trouveront pas meilleur partenaire que TVA.

Q- Selon vous, quel est le plus grand défi pour un réseau sportif oeuvrant sur l’ensemble du marché canadien, aujourd’hui ?

R- Le plus grand défi est de faire face à la compétition grandissante sur le marché. L’arrivée de TVA Sports en est une illustration. Il y a aussi de plus en plus de compétition entre Bell et Rogers, sur le marché anglophone. Pour arriver à y faire face, je pense qu’il faut être capable d’offrir aux téléspectateurs le meilleur produit tout en étant responsable financièrement.



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