Kris Joseph, un Montréalais dans la NBA?

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Kris Joseph © AFP/Getty Images


Brian Daly

Dernière mise à jour: 25-02-2011 | 08h40

Que ce soit par Skype, messagerie texte, Twitter ou téléphone cellulaire, Kris Joseph garde contact avec sa famille tricotée serrer du quartier montréalais de Côte-des-Neiges. Et, il poursuit son rêve d’évoluer prochainement dans la NBA.

Joseph évolue actuellement à l’Université Syracuse, dans l’État de New York.

Le jeune de 6 pieds 7 pouces, âgé de 22 ans, est un joueur d'avant. Il n’a pas l’occasion de revenir à Montréal souvent et la technologie vient à son secours pour demeurer au fait de tout ce qui se passe avec ses parents et ses trois frères et sœurs.

«Nous sommes proches les uns des autres, a expliqué l'athlète de troisième année à l’Agence QMI, depuis Syracuse où sa formation se préparait pour les tournois du Big East de la NCAA. On s’envoient tous des textos, nous nous entretenons régulièrement, par téléphone ou par Skype. Pas question de perdre le contact entre nous.»

Ces moyens des temps modernes aident Kris à négocier avec son quotidien loin de la maison parentale. Il vit aux États-Unis depuis l’âge de 17 ans, alors qu’il avait quitté l’École secondaire Mont-Royal pour s’enrôler à Archibishop Carroll, à Washington, D.C.

Là-bas, le Montréalais est rapidement devenu une étoile et a plus tard reçu une bourse d’études de l’Université Syracuse où son talent et son ardeur lui ont valu le titre de «sixième joueur par excellence» de la Big East, la saison dernière.

Joseph n’a pas à chercher loin lorsqu’il a des interrogations sur la façon d’aborder tout ce qu’il vit en division I. Son frère aîné, Maurice, se révèle aussi un joueur élite. Il a joué à Michigan State et à l’Université du Vermont avant d’entamer une carrière professionnelle en Israël, cette saison.

«Il m'offre des conseils depuis son passage à Michigan State, a expliqué Kris, le meneur chez les pointeurs de Syracuse. J’ai toujours cherché à profiter de son expérience parce que je savais que c’était la route que j’allais emprunter. Je lui ai souvent demandé de me parler de la vie sur un campus et même chez les pros.»

Kris pourrait à son tour pouvoir décrire le train-train d’un professionnel puisque chez les dépisteurs de la NBA, on estime qu’il sera choisi en première ou deuxième ronde, selon qu’il choisisse de demeurer à Syracuse pour une quatrième année ou qu’il effectue le saut.

Joseph est l’un des nombreux jeunes Canadiens qui pourraient être sélectionnés par une formation de la NBA au cours des prochaines années. Le principal intéressé soutient qu’il s’agit là d’une preuve que le basketball au pays est en progression. Il affirme même que la situation pourrait s’améliorer grandement si, au Canada, on appuyait mieux ce sport au niveau amateur.

«C’est évident qu’on pourrait en faire davantage pour l’avancement du basketball. C’est dommage de voir autant de jeunes aimer le basketball, mais ne pas avoir les ressources dans leur communauté pour poursuivre.»

Joseph blâme les médias d’être obsédés par le hockey. Il fait remarquer que les Raptors de Toronto et les Knicks de New York ont attiré 21 000 spectateurs au Centre Bell, lors d’un match hors-concours, en octobre 2010.

«Le hockey est le sport national, mais les gens aiment aussi le basketball», ajoute-t-il.

Un peu partout à travers le pays, les Canadiens auront une raison additionnelle de s’intéresser au basketball si Joseph accède un jour à la NBA.


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