Carey Price a eu beaucoup de temps pour réfléchir quand Halak a gardé le filet cinq matchs consécutifs à la fin d'octobre. Et cela lui a servi de «thérapie», en quelque sorte: au sommet de sa forme, le gardien vient de mériter le titre de deuxième étoile de la semaine dans la LNH.
«Ce n'était pas facile de rester sur le bout du banc, a admis Price hier. Cela m'a servi de motivation. Quand tu traverses une période difficile, tu te regardes dans le miroir. Je me suis rendu compte d'une chose: je déteste perdre.»
«Quand tu ne joues pas, tu dois redoubler d'ardeur à ton travail. Si Carey s'en est servi comme source de motivation, c'est bien», a indiqué Jacques Martin.
Price est sûr de lui devant le filet, maintenant. Il bouge mieux. Sans lui, la semaine der nière (2-0-1, moyenne de 1,89, pourcentage d'arrêts de, 940), le Canadien n'aurait jamais obtenu cinq points sur une possibilité de six.
«Je n'ai aucune raison d'être fâché! C'est un bel honneur, disait Price au sujet de sa nomination. Cela me donne le goût de connaître une autre semaine semblable.»
«Les gars ont tout donné pour m'aider à récolter des victoires», ajoute-t-il.
Ses coéquipiers ont certes mieux joué qu'à Nashville. Voilà qui n'était pas très difficile, direz-vous. En effet.
Mais Price semble donner confiance aux joueurs, et vice-versa. C'est bon signe par les temps qui courent, avec une infirmerie pleine à craquer.
Rencontre avec Martin
L'entraîneur Jacques Martin sait qu'il a un joyau entre les mains avec Price. Aussi fait-il bien attention de ne pas trop l'encenser pour le garder sur la terre ferme.
Il l'a rencontré il y a quelques semaines pour faire une mise au point et son gardien a apprécié le geste. «C'était un pep talk», explique Price. Les mots d'encouragement de Martin l'ont aidé.
«La communication, c'est toujours bon. Un entraîneur comme lui a tellement d'expérience, c'est très important de suivre ses directives à la lettre.»
Encore plus
En gros, Martin lui a demandé de travailler encore plus fort lors des entraînements. «Ça fait partie de l'éducation d'un joueur. Quand tu le rencontres, tu lui donnes des objectifs à atteindre», dit l'entraîneur.
«C'est très important de former nos jeunes, même si ce n'est pas toujours facile. À long terme, ça rapporte. Parce qu'ils font de gros salaires, on oublie souvent que ces jeunes n'ont que 21 ou 22 ans. La plupart des jeunes de leur âge sont encore à l'université et n'ont pas beaucoup de responsabilités à cet âge-là. Nos jeunes, eux, voient tous leurs gestes scrutés à la loupe.»
Avant chaque entraînement, Price et Halak font du "temps supplémentaire en compagnie de l'entraîneur des gardiens, Pierre Groulx.
Détails
«On a beaucoup travaillé sur les petits détails, pour améliorer mes mouvements latéraux et ma vision de la rondelle, dit Price. Je savais que l'éthique de travail finirait par rapporter. En ce moment, je vois beaucoup mieux la rondelle, comme un frappeur au baseball qui voit bien la balle et a le sentiment de toujours pouvoir frapper en lieu sûr.»
Comme à son habitude, Martin a refusé de révéler qui gardera les buts ce soir contre les Blue Jackets.
«On a trois matchs cette semaine, et nous jouerons beaucoup en décembre. On aura besoin de nos deux gardiens.»
On pourrait voir Halak ce soir, puisque le Canadien af fronte les Penguins demain à Pittsburgh et les Capitals samedi au Centre Bell.
Deux grands défis à la mesure d'un gardien en pleine possession de ses moyens.