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La chronique chasse et pêche

Des tombeaux à ciel ouvert

 
Patrick Campeau
Journal de Montréal
12/11/2008 11h35 
La chronique chasse et pêche - Des tombeaux à ciel ouvert
Le chasseur est presque totalement invisible sous ce poste d’affût. Il lui suffirait de porter une cagoule ou du maquillage de camouflage pour devenir complètement invisible. Lorsque la cible est à portée, il suffit de se redresser en position assise, de bien viser et de faire feu. Une excellente façon de passer inaperçu.  
© Photo Le Journal


Les canards, les oies et les bernaches ont une vue très perçante qui leur permet d'identifier les endroits qui pourraient être potentiellement dangereux pour eux.

Tous les chasseurs sont sur le qui-vive avant d'apercevoir les sauvagines et avant de faire feu.

On bouge alors le torse et la tête de droite à gauche ou de haut en bas et, sans même le savoir, on alerte les bandes d'oiseaux qui nous survolent.

En début de saison, cette situation est moins critique.

Toutefois, au fur et à mesure que la saison progresse, les sauvagines deviennent conditionnées à ce type de mouvements qui les alerte sur-le-champ.

Pour la majorité des guides aux oiseaux migrateurs, il s'agit d'un vrai cauchemar.

Le pourvoyeur a beau s'époumoner à caller, à disposer efficacement des tonnes d'appelants et à exploiter un bon territoire, mais si un de ses clients bouge continuellement comme une girouette, il lui sera difficile d'arriver à ses fins.

Il y a plusieurs années, lors d'une excursion de chasse à l'outarde, le pourvoyeur nous avait installés dans une cache surélevée d'un mètre de large par trois de long.

Nous étions en position assise dans ce poste d'affût. Au-dessus de nous, il y avait une porte de garage coulissante qu'on pouvait monter ou abaisser.

Lorsque le guide faisait les différents appels, nous étions à l'intérieur de la cache et la porte était fermée au-dessus de nos têtes, de façon à complètement nous cacher.

Il était alors impossible pour les oiseaux de nous apercevoir.

Lorsque l'expert qui nous accompagnait nous donnait le feu vert, nous abaissions la porte et nous pouvions viser les bernaches. C'était génial, mais assez laborieux.

De vrais cercueils

Lors d'une récente partie de chasse à l'outarde, avec Frédéric Masse, mes compagnons et moi avons chassé dans des caches qui ressemblent à de vrais cercueils.

Ces caches sont fabriquées en cordura très résistant monté sur une armature en aluminium léger.

Il y a deux portes battantes qui s'ouvrent pour nous permettre de nous y introduire.

On se couche sur le dos et on referme les deux portes sur nous-mêmes.

Au moment opportun, on pousse sur les portes et on se relève sur nos fesses, pour ensuite pointer notre fusil en direction de l'action. Ne pesant que sept ou huit kilogrammes chacune, ces caches sont facilement transportables pour être installées là où bon vous semble et ainsi vous confondre facilement dans le décor.

Ce qui est tout à fait génial, c'est qu'on peut aussi bien les utiliser pour tous les types de chasse comme le chevreuil, les autres sauvagines, les corneilles, etc.

Chacune de celle-ci coûte approximativement 300 $. Le seul problème avec ce type de cache, c'est qu'on est tellement confortable qu'on risque de s'endormir!






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