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L'heure juste... selon Bernie

 
Dominic Fugère
Le Journal de Montréal
18/10/2008 08h00 

Du grand Bernie. Il n'y a pas d'autre façon de qualifier les tactiques de négociation et d'intoxication médiatique utilisées par le grand manitou de la F-1. Non seulement il n'hésite pas à dire une chose et son contraire mais, fidèle à lui-même, Ecclestone dit maintenant une chose et FAIT le contraire.

Ecclestone a dit au réputé magazine britannique Autosport que le Grand Prix du Canada était foutu.

En réponse à une question à propos des dirigeants d'écurie qui auraient dit que la course montréalaise était cliniquement morte ( dead in the water), Ecclestone a répondu : «Ils ne peuvent pas savoir ce qu'il en est, mais moi je sais, et ils ont raison.»

Interrogé sur un éventuel retour du Canada au calendrier, il a ajouté: «Non, je ne pense pas» que ce soit possible.

Rencontre au calendrier

Pourtant, Ecclestone va bel et bien rencontrer le maire Gérald Tremblay et les ministres Raymond Bachand et Michael Fortier la semaine prochaine à Londres.

Et il a déclaré à un quotidien montréalais: «Franchement, j'aimerais vraiment que nous puissions revenir au Canada. J'aime bien Montréal, et tout le monde, en F-1, aime bien Montréal.»

Ce qui est tout à fait contraire à ce qu'il a déclaré à Autosport.

Venant de tout autre intervenant, des propos aussi divergents pourraient sembler surprenants, mais dans le cas d'Ecclestone, ça fait simplement partie de son habituel modus operandi.

Ecclestone avoue qu'il suffirait que le Canada paie le manque à gagner entre le prix pour le plateau de la F-1 inscrit au contrat et celui réellement payé par l'organisation de Normand Legault.

«Nous avons fait de notre mieux, mais ils n'ont pas rempli leurs obligations lors des trois dernières années, a dit Ecclestone à l'hebdomadaire allemand Auto Motorund Sport. Jusqu'ici, ils nous ont seulement payé la moitié de ce qu'ils nous doivent. Je ne dis pas que le Canada n'a pas de chance de revenir au calendrier, mais il faut d'abord nous payer.»

Par ailleurs, Philippe Gurdjian, promoteur du Grand Prix des Émirats arabes unis à Abou Dhabi et homme de confiance d'Ecclestone, expliquait à Autosport que le Canada avait, selon lui, plus de chance de revenir au calendrier que le Grand prix de France.

«Je peux imaginer que le problème canadien soit résolu, a dit Gurdjian. Cependant, le problème français est plus sérieux.»

D'ailleurs, Ecclestone a aussi mentionné au magazine britannique que le refus de la Fédération française du sport automobile d'organiser le Grand Prix de France 2009 n'allait en rien changer le statut de la course canadienne.

«Elles (les équipes) veulent 17 courses et elles ont maintenant 17 courses», a simplement martelé Ecclestone, ajoutant que le calendrier devrait quand même être modifié.






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