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Grand Prix du Canada

«Il faut s'unir de nouveau pour le sauver» -Benoît Labonté, chef de l'opposition à Montréal

 
Claude Giguère
Le Journal de Montréal
08/10/2008 07h51 

L'annonce de l'annulation du Grand Prix du Canada a eu l'effet d'une douche froide à Montréal.

Il faut dire que la grand-messe de la F-1 représente 40% du chiffre d'affaires annuel de certains commerçants.

Benoît Labonté, chef de l'opposition officielle à la Ville de Montréal, est atterré. «C'est le dernier événement d'envergure internationale qui nous distingue, c'est un club sélect, dit-il. Au-delà des lignes partisanes, il faut de nouveau s'unir pour le sauver.»

M. Labonté garde cependant bon espoir. «C'est une situation qu'on a connue avant, et même si on avait jeté l'éponge à maintes reprises, il ne faut pas rester les bras croisés.»

Le prétendant à la mairie n'exclut pas l'injection de nouveaux fonds publics pour sauver le Grand Prix, estimant les retombées économiques de l'événement à près de 100 millions de dollars.

Pèlerinage

«Il est dommage qu'on doive recommencer un pèlerinage», se désole Isabelle Hudon, présidente de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Disant avoir hâte de connaître la position du promoteur Normand Legault, qui réagira aujourd'hui à 16 heures, elle se dit prête à se battre de nouveau. «On y est arrivé la dernière fois, alors il n'y a pas de raison pour qu'on ne réussisse pas encore cette fois.»

À Tourisme Montréal, personne n'a voulu commenter la nouvelle, hier. Au restaurant Newtown non plus.

Chez Pino, chic resto et boîte de nuit de la rue Crescent, le gérant Rony Laradi parle d'une catastrophe. «La semaine du Grand Prix nous rapporte plus que les quatre mois d'hiver !»

Un peu plus loin, Najib Slaoui, détaillant de vêtements officiels, dit avoir pris son café de travers. «Cette semaine, c'est 40 % de notre chiffre d'affaires annuel. Si on perd le Grand Prix, il ne reviendra pas», craint-il.

Les restaurateurs et les commerçants que nous avons rencontrés ne voient pas dans la série NASCAR un sauveur. «Ça a été un gros fiasco pour tout le monde la dernière fois ; les touristes qui y viennent amènent leur barbecue et leurs caisses de bière, alors que les amateurs de F-1 dépensent beaucoup pendant une semaine», ajoute M. Slaoui.






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