Alex Tanguay ne craint pas la pression

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Alex Tanguay © Le Journal de Montréal, Jean-Claude Tremblay

Pierre Durocher
Le Journal de Montréal

Alex Tanguay sait que les attentes sont grandes à son endroit à Montréal, où les vedettes francophones se font rares.

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«Ça ne me dérange aucunement, a-t-il raconté. Je suis le genre de joueur qui s'impose lui-même une pression plus grande que celle des médias ou du public.

«J'ai connu de grosses saisons au Colorado. L'année avant le lock-out, je bataillais avec Martin Saint-Louis pour le premier rang des marqueurs dans la ligue», a-t-il rappelé.

«Je totalisais 79 points après 69 matchs lorsque j'ai dû rater le reste de la saison en raison d'une blessure à un genou», a précisé Tanguay.

«Même si je suis avant tout reconnu pour mes talents de passeur, j'ai marqué 29 buts en 2005-2006.

«J'ai réalisé un sommet personnel de 81 points à ma première saison avec les Flames, même si je ne sentais pas que j'avais joué à mon plein potentiel.

«Je ne doute pas de mes capacités parce que j'ai déjà prouvé que je suis capable d'être un attaquant productif, si je suis bien entouré. Mon principal objectif est d'aider le Canadien à connaître le plus de succès possible.»

Qui sait si Tanguay n'aidera pas le CH à décrocher la 25e coupe Stanley de son histoire le printemps prochain ?

Un gagnant de la coupe Stanley

Il a vécu l'expérience de soulever la précieuse coupe au bout de ses bras en 2001 au Colorado alors qu'il avait eu un gros mot à dire dans les succès de l'Avalanche dans les séries en récoltant 21 points en 23 rencontres.

«J'ai eu la chance, au début de ma carrière, de me retrouver dans une formidable équipe composée de plusieurs leaders qui ont exercé une saine influence sur ma carrière», a souligné Tanguay.

«Je pense à des gars comme Patrick Roy, Joe Sakic, Raymond Bourque et Peter Forsberg. Milan Hejduk et moi avons joué dans le même trio que Sakic en 2000-2001 et Joe a été choisi le joueur par excellence de la ligue.

«En 2002-2003, nous avons été réunis avec Forsberg et Peter a gagné à son tour le trophée Hart. Milan et moi aimions bien dire à la blague que c'était grâce à nous qu'ils ont pu gagner ce prestigieux trophée !»

L'influence de Roy

À son arrivée avec l'Avalanche, l'organisation tenait à ce que Tanguay demeure chez Roy.

«Ce fut très bénéfique pour moi, a-t-il avoué. Patrick était comme un grand frère. On voyageait ensemble de la maison vers l'aréna et on avait de très bonnes discussions.

«De sa position de gardien, il voyait les choses d'un oeil différent et ça m'a aidé. J'ai appris des tas de trucs au contact de ces grands joueurs qui ont marqué l'histoire de l'Avalanche.»

Tanguay est resté en contact avec Roy, son voisin de l'autre bord du lac à Beauport.

«Je lui ai posé des questions sur la façon dont les choses se passent à Montréal. Nos rôles sont toutefois bien différents. Patrick était la grande star de l'équipe à l'époque. Je ne suis pas dans cette catégorie.»

Roy devrait d'ailleurs voir son numéro 33 être retiré par le Canadien au cours de l'hiver.


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