Deuxième joueuse mondiale, Jelena Jankovic a mis fin, hier, à la fête québécoise de la coupe Rogers.
Vingt quatre heures après avoir éliminé la Blainvilloise Aleksandra Wozniak, Jankovic a montré cette fois la sortie à la Lavalloise Stéphanie Dubois au troisième tour.
«Les Canadiens vont bientôt me détester», a déclaré Jankovic en blaguant, lors de sa conférence de presse d'après-match.
Dubois et Marie-Ève Pelletier sont deux Québécoises encore en lice en double et la très bonne nouvelle est que Jankovic n'est pas inscrite dans cette spécialité. Ouf !
L'affrontement Dubois/Jankovic a été d'une durée d'une heure, seize minutes sans compter le délai de pluie (un autre !) d'une durée de quarante minutes.
Assurée d'améliorer son 122erang mondial avec sa performance, cette semaine, Dubois a été plus efficace en première manche.
Elle était plus combative dans les retours.
À la deuxième manche, elle manquait de mordant à l'attaque.
Sûrement que la fatigue de son long duel de mercredi de presque trois heures (2h51), au cours duquel elle a surpris la 13e favorite, Maria Kirilenko, a laissé des séquelles.
Quant à Jankovic, gagnante de six titres, elle était sur tout fier de son niveau concentration.
«Ce n'est jamais évident de jouer contre une rivale qu'on n'a jamais affrontée. Les conditions sont encore plus difficiles contre un talent local devant aussi rivaliser avec la foule», de dire la grande noire de 6 pi 1 po.
Son avis sur les Québécoises
Une gentille fille, Jankovic a accepté de livrer son analyse de nos deux Québécoises.
«Elles possèdent un style différent», a-t-elle commencé par expliquer.
«Wozniak a un jeu plus combatif. Elle attaque plus la balle, ce qui occasionne davantage d'erreurs non-provoquées.»
«Dubois est une joueuse plus constante. Elle bouge vraiment bien. Il faut se battre pour lui arracher un point.»
«En résumé, elles sont deux vraiment bonnes jeunes raquettes en progression», d'ajouter Jankovic.
Moins souffrante
À Wimbledon à la fin juin, Jelena Jankovic a éprouvé des complications avec un ménisque étiré à un genou.
«J'y pense encore, mais quand même moins qu'à Los Angeles, la semaine dernière. Il arrive que l'articulation cède. Je suis un programme pour renforcer mon genou. L'important est que je ne ressens plus de douleurs sur le court», a-t-elle mentionné en se faisant rassurante sur son état.
En quart de finale, aujourd'hui Jankovic retrouvera la Slovaque Dominika Cibulkova, la surprise jusqu'ici avec des victoires contre les favorites Elena Dimentieva (5e) et Nadia Petrova (12e).
«Voilà une rivale coriace. Elle frappe beaucoup de balles et ne fait pas beaucoup de cadeaux. Je le sais pour l'avoir rencontrée à Roland-Garros cette année. Je sais toutefois comment faire pour la vaincre quoiqu'il me faudra être à 100 %», de conclure Jankovic, qui pourrait devenir première mondiale d'ici à la fin de la semaine.