PARIS - La Québécoise Aleksandra Wozniak affrontait beaucoup plus grande qu’elle, et comme dans le récit de David et Goliath, c’est le plus petit personnage qui a gagné.
Après avoir battu l’Autrichienne Sybille Bammer (20e tête de série) la veille, Wozniak a vaincu, jeudi, la 50e meilleure joueuse au monde, l'imposante Akgul Amanmuradova, de l’Ouzbékistan.
La Blainvilloise, qui vient au 140e rang mondial, l’a emporté en trois manches de 1-6, 6-1 et 6-3 pour se qualifier pour le troisième tour du tournoi de Roland-Garros.
«Je suis vraiment contente», de commenter Wozniak, qui demeure toutefois focusée sur le présent tournoi.
«Pour le prochain match, je me dois d'être plus agressive dès le départ», poursuit-elle, déterminée.
Un physique peu commun
Concernant cette victoire contre Amanmuradova, la Québécoise se dit surtout heureuse d'avoir été en mesure de revenir de l'arrière après avoir perdu le premier set.
«Je suis resté concentrée et c'est ce dont je suis fière», reprend Wozniak.
À propos du physique de son adversaire (6'3" et 163 livres), Wozniak avoue que cet aspect aurait pu se retourner contre elle, qui fait environ cinq pieds et neuf pouces.
«Son physique lui permet de frapper solidement des balles en profondeur, d'indiquer la Québécoise. Elle va chercher certains coups grâce à sa longue portée. Elle fait aussi de très grands pas.»
De très grands pas, comme un géant. Comme Goliath, vaincu une fois de plus...
Au prochain tour, Wozniak affrontera la gagnante du duel entre la Russe Vera Zvonareva, 11e tête de série, et la Française Stéphanie Cohen-Aloro.