«Les Montréalais sont des petits moutons» - un partisan des Flyers

Canadien

 

Dominic Fugère
Journal de Montréal

Dernière mise à jour: 01-05-2008 | 09h58

Des comiques habillés en bleu-blanc-rouge qui descendent appuyer leur équipe ? Pas de problème, disent les partisans des Flyers de Philadelphie.

«S'ils veulent venir dépenser leur argent ici pour voir leur équipe se faire battre, c'est leur affaire ; on est dans un pays libre», explique Chris Streigel, assis devant le collègue Jean- François Codère dans la section 216 du Wachovia Center.

Si Streigel et sa bande ont chahuté Codère et ses copains en début de match, ils étaient bien tranquilles entre les deux premières périodes.

«Ça ne donne rien de trop les écœurer, dit-il. La défaite va leur faire assez mal.» Son ami Mike Dreiling abondait dans le même sens.

«Ils mériteraient qu'on les écœure encore davantage parce que leur équipe est clairement celle du Canada, affirme-t-il. Les arbitres n'arrêtent pas de leur accorder des supériorités numériques dont ils ne sont même pas capables de profiter. On n'a pas besoin d'écœurer les partisans du Canadien ; leur équipe s'en occupe pour nous !»

Bryana Whyte, la copine de Streigel, ne se gênerait pas non plus pour venir encourage son équipe chez nous.

«Si j'en avais les moyens, j'irais et je porterais mes couleurs, mentionne-t-elle. Les Montréalais ne me font pas peur. Ce sont des petits moutons !» Son copain en rajoute.

«Les partisans du Canadien ne peuvent se comparer à nous, soutient-il. Personne n'est plus rock'n'roll que les fans des Flyers !»

Si les amateurs que nous avons rencontrés hier étaient des partisans des Flyers, ils n'étaient pas des fanatiques de Gary Bettman. Dreiling arborait une affiche ornée d'une photo du commissaire qui se lisait Recherché pour crimes contre le hockey.» J'aurais le goût de mettre sa tête à prix, lance Dreiling. À cause de lui, il n'y a plus de bagarres et les matchs sont une succession de supériorités numériques. On est toujours en train de jouer en défense !» Si votre équipe était plus disciplinée, monsieur Dreiling, vous apprécieriez peut-être davantage !


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