«Ce gars-là est phénoménal»

Canadien

 

Pierre Durocher
Le Journal de Montréal

Le Canadien a gardé le meilleur pour la fin, après avoir survécu à une première période ardue, qui a occasionné des sueurs froides à ses partisans.

Oui, les coriaces Bruins ont tout donné en début de rencontre et, sans le brio de Carey Price devant son filet, le Canadien n'aurait jamais pu retourner au vestiaire avec une avance de 1 à 0 grâce à un but chanceux de Mike Komisarek.

«Price ne cesse de m'impressionner, a commenté Komisarek. Il n'a que 20 ans, mais il joue comme un vétéran de 10 saisons dans la LNH.

«On savait qu'il allait rebondir avec une solide performance, a-t-il ajouté. Il l'a toujours fait depuis le début de sa carrière. Il a démontré beaucoup de caractère. Ce gars-là est phénoménal.»

Une fois la tempête passée...

Price était fier de sa soirée de travail, lui qui a signé son deuxième jeu blanc des séries, mais il préférait parler des performances de ses coéquipiers.

«Tout le monde a bien joué, a dit le jeune gardien. On a enfin joué comme on le désirait. Personnellement, je me disais que les choses allaient finir par bien tour ner pour moi après deux parties difficiles.

«Les Bruins sont sortis en force et nous avons su passer au travers de la tempête, a continué Price, qui a bloqué 11 rondelles

en première période. Le but de Komisarek était crucial. Il fallait marquer les premiers.»

Price était-il nerveux avant de disputer ce match ultime ?

«J'ai très bien dormi la nuit dernière, a-t-il fait savoir. J'ai dormi comme un chat dans une maison.»

Le discours de Koivu

Komisarek a aussi vanté les qualités de leader de Saku Koivu.

«Le match venait de se terminer samedi soir à Boston que Saku a pris la parole dans le vestiaire, a confié Komisarek. Il a livré tout un discours aux gars. Quand le capitaine se lève, tout le monde écoute. C'est notre leader.»

Le robuste défenseur a joué de chance sur son but, son premier à vie dans les séries, puisque la rondelle a dévié sur le bâton de Petteri Nokelainen.

«Je m'en fiche pas mal, a-t-il dit. Ça prenait un but, peu importe la façon qu'il était marqué. Un jour, lorsque j'aurai des enfants, je vais leur raconter que j'ai marqué le but gagnant dans un septième match avec un tir précis dans le haut du filet !»

Toute une feinte de Streit !

Si le but de Komisarek a été chanceux, ce ne fut pas le cas du deuxième du Canadien, réussi de brillante façon par Mark Streit.

Après avoir reçu le disque de Maxim Lapier re, il a déjoué Zdeno Chara avant d'étourdir le gardien Tim Thomas avec une feinte magistrale.

«C'était une situation de 2 contre 2 et j'ai marqué un but dont je vais me souvenir pour le reste de ma vie, a raconté Streit. Oui, ma feinte était spectaculaire, incroyable même, mais je dois vous avouer que je n'ai guère eu le temps de penser avant d'agir.

«Je suis heureux d'avoir pu aider la cause de l'équipe parce que j'avais commencé lentement cette série avant de me blesser.»

Streit est d'avis que le Canadien a enfin su se servir, hier soir, de sa meilleure arme, la vitesse.

«C'est en patinant à vive allure qu'on a connu du succès cette saison, a-t-il souligné. Il fallait retrouver cet élément de vitesse dans notre jeu.»


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