Hamrlik au paradis à Montréal

Hockey

 

Marc de Foy
Le Journal de Montréal

Dernière mise à jour: 17-03-2008 | 18h01

Les succès du Canadien vous étonnent? Vous n'êtes pas les seuls. Roman Hamrlik reconnaît, en toute franchise, être surpris par le rendement de son équipe.

Même s'il espérait pour le mieux, le vétéran défenseur ne savait pas trop à quoi s'attendre quand il s'est joint à l'organisation montréalaise à titre de joueur autonome, l'été dernier.

Il livre le fond de sa pensée quand on l'interroge sur la tenue du Tricolore.

«Oui, je suis surpris», raconte-t-il avec honnêteté.

«Je n'ai pas vu le Canadien souvent au cours de mes deux saisons avec les Flames de Calgary.»

Le Tricolore et les Flames ont partagé les honneurs des deux matchs qu'ils ont disputés au cours de cette période.

Reste que lorsqu'il a accepté les modalités du généreux contrat de quatre ans que lui offrait le Canadien, Hamrlik savait qu'il se joignait à une équipe en pleine mutation.

Les choses sont encore loin d'être parfaites, mais on peut maintenant dire, de toute évidence, que le Tricolore va de l'avant.

Les années de vaches maigres sont terminées. L'émergence des jeunes donne une autre dimension à l'équipe.

«On est au mieux quand on joue en équipe», continue Hamrlik.

«On compte plusieurs jeunes dans la formation, mais tout le monde peut être un leader à sa façon.

«Mike Komisarek, Chris Higgins et Tomas Plekanec, qui sont de jeunes vétérans, ont pris leur place.»

Ambiance incomparable

Hamrlik a donc toutes les raisons d'être heureux d'avoir choisi Montréal. «Absolument!» s'exclame-t-il.

«L'appui des amateurs est incroyable! Je n'avais jamais rien vu de tel dans ma carrière avant de venir ici. «Ça nous prend aux tripes sur le banc!»

En vieux routier qu'il est, Hamrlik demeure toutefois prudent.

«La saison n'est pas terminée», reprend-il.

«Il reste neuf matchs à jouer et on n'est toujours pas assurés d'une participation aux séries. C'est notre but.

«Une fois dans les séries, on ne sait pas ce qui peut arriver. C'est une autre saison.»

Si Hamrlik pense qu'il a tout vu à Montréal, qu'il attache son casque protecteur avec de la broche durant les séries.

Le Centre Bell va trembler sur ses fondations!


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