Sylvain Tremblay ne fait pas les choses à moitié. Quand il a offert à Mazda de revenir dans le monde des courses d'endurance avec l'équipe Speedsport, il leur a fait miroiter une victoire aux 24 Heures de Daytona avec leur nouvelle RX-8. Moins de quatre ans après le début de leur projet commun, le manufacturier nippon et le préparateur québécois ont atteint leur but.
En fait, si la RX-8 no 70 pilotée par Tremblay, Nick Ham, David Haskell et le champion de la formule Atlantique Rafael Matos a remporté la course devant deux Porsche GT3, ce n'est pas là le principal accomplissement de l'écurie SpeedSource.
«On a préparé les moteurs de cinq voitures, quatre ont croisé le fil d'arrivée et trois d'entre elles étaient dans le top 10», a dit Tremblay.
Humble dans la victoire, Tremblay a tenu à reconnaître le mérite de ses équipiers pour la victoire de sa voiture et les bons résultats de tous ses moteurs.
«David Haskell a peut-être juste l'air d'être mon copilote, mais je tiens à souligner que c'est un privilège de l'avoir à mes côtés dans cette victoire, a dit Tremblay. C'est aussi mon meilleur ami et c'est aussi lui qui assemble nos moteurs et qui travaille comme ingénieur au sein de l'équipe. De plus, je suis content que Mazda nous ait permis d'avoir Rafael Matos parmi notre alignement de pilotes. C'était notre lapin!»
Le Québécois établi en Floride estime que sa victoire est d'autant plus satisfaisante que le plateau de la catégorieGTétait très relevé.
«C'est vraiment spécial de gagner devant un peloton d'adversaires aussi sérieux, a dit Tremblay. De plus, les conditions étaient très difficiles. Avec la pluie intermittente, ça a été parmi mes 24 Heures de Daytona les plus éprouvantes.»
Camirand apprécie l'expérience
Marc-Antoine Camirand, le seul autre des cinq Québécois inscrits dont la voiture a croisé le fil d'arrivée, n'avait pas de point de comparaison. Il a quand même trouvé ses premières 24 Heures plutôt éprouvantes.
«C'est vraiment capoté, s'est exclamé le coloré pilote de Saint-Léonard-dAston. Dans une période d'une heure, l'essuie-glace nous a lâchés en pleine pluie, on a fait le dernier quart de la course sans radio et je me suis retrouvé sous la pluie avec des pneus lisses! J'ai jamais vu de conditions de course aussi difficiles. C'est comme si tout ce qui pouvait arriver est arrivé... et on est encore là à l'arrivée!»
Camirand a tout de même adoré sa première course de 24 heures.
«Je pense qu'une course de trois heures est plus intense, mais il y a vraiment quelque chose de spécial à faire une course aussi longue. Ce n'est pas parce que tu as un problème ou que ta voiture est un peu moins rapide que celle des autres que ta course est nécessairement finie. On se bat avant tout contre l'horloge», a conclu Camirand qui faisait équipe avec Guy Cosmo et la recrue de la coupe Sprint Michael McDowell.