Junior dans les coulisses de la LHJMQ

Hockey

 

François Ferland
Le Journal de Montréal

Dernière mise à jour: 23-01-2008 | 19h27

Le quotidien du Drakkar de Baie-Comeau, de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, a servi de toile de fond à un documentaire filmé pour le compte de l'ONF, qui a pour titre Junior, et qui sera projeté sous peu dans différentes salles de cinéma du Québec.

Réalisés par Isabelle Lavigne et Stéphane Thibault, le film, qui a fait l'objet de 160 heures de tournage, qui s'est effectué tout au long de la saison 2006-2007 du Drakkar, jette de façon inédite un éclairage sur ce que vivent les jeunes qui ont atteint les rangs du hockey junior majeur.

Les caméras nous emmènent dans le vestiaire et dans les bureaux de l'équipe et nous jettent au plus intime de l'interaction qui se déroule quotidiennement entre les joueurs et leurs entraîneurs.

D'autres moments captés dans des couloirs d'aréna ou dans des salles de réunion mettent en lumière l'implication des dirigeants de l'équipe et des agents de joueurs, et leur impact auprès des jeunes.

«Toutes les personnes qui ont participé au tournage ont été d'une grande sincérité et leur coopération n'a jamais fait défaut », ont souligné les réalisateurs, hier, lors d'une rencontre de presse.

Pour vivre pleinement cette expérience unique, le couple Lavigne-Thibault s'est installé à Franquelin, en banlieue de Baie-Comeau, afin de s'imprégner à fond de l'atmosphère dans lequel baigne un jeune rendu à ce niveau élite du hockey, où le rêve d'une carrière professionnelle anime le coeur de son existence.

«Nous étions comme des chasseurs à l'affût, c'est-à-dire que nous ne savions jamais vraiment à quoi nous attendre et que nous devions être prêts à toute forme de réaction», a signalé Isabelle Lavigne, qui a notamment reçu le prix Norman-McLaren au Festival des Films du Monde de Montréal. Junior a ceci de particulier qu'il n'est constitué d'aucune entrevue, ni d'aucune scène de match.

La réalité toute nue

«Nous sommes entrés en intimité avec le Drakkar et nous avons poussé l'atmosphère au maximum en n'ayant aucun support technique», a souligné Stéphane Thibault.

Lui et sa conjointe se sont donc chargé du concept et de la réalisation du film de A à Z.

«Il n'y a pas de langue de bois dans notre documentaire, nous sommes dans la réalité pure en tout temps, parce que les jeunes et leur entourage en sont venus à oublier notre présence complètement», a dit Isabelle.

«J'ai adoré cette expérience», a pour sa part dit Jean-Sébastien Hogg, qui était un porte-couleurs du Drakkar. Ce dernier, âgé de 19 ans, a depuis quitté le hockey pour se consacrer à ses études afin de devenir pompier.

«C'est un film très réaliste, mais ce n'est pas de la téléréalité, a-t-il pris soin de faire remarquer. L'intimité qui se dégage du film est d'autant plus remarquable que la saison a été très difficile pour l'ensemble de l'équipe.»

  • À compter de vendredi, Junior prendra l'affiche des cinémas Parallèle (Ex-Centris) à Montréal, Le Clap à Québec et La maison du Cinéma de Sherbrooke. Il sera également présenté ailleurs au Québec, notamment par Réseau Plus (ACPQ).


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