L'Américain Phinney s'empare du maillot brun

Boivin

 

Le Journal de Québec

VAL-D'OR -- Le Français Tony Guinhut a pris sa revanche sur Guillaume Boivin en le devançant au sprint lors de la septième étape partie du charmant petit village de Preissac, hier soir.

Guinhut s'était avoué vaincu devant ce même Boivin lors de la course sur route, mardi midi, mais il s'est repris en remportant les honneurs de la septième étape en franchissant les 94,4 kilomètres en un temps de deux heures quatre minutes 15 secondes.

«Je me suis mis dans la roue de Boivin et à 50 mè-tres, j'ai déboîté pour le coiffer à la ligne, a dit Guinhut. Ce fut très serré, car je l'ai emporté par moins d'une roue.»

Taylor Phinney a terminé en troisième place, ce qui lui a permis de s'emparer du maillot brun de leader.

L'Américain domine le classement général, quatre secondes devant le Néo-Zélandais Tom David.

Boivin, qui se retrouve en quatrième place à 24 secondes de Phinney, a admis s'être fait avoir au sprint final.

«J'étais sûr que je l'avais, j'ai amorcé mon sprint de loin, car je me retrouvais cinquième ou sixième dans le virage. Je ne me doutais pas que le Français était dans ma roue.

«Je suis un peu déçu du sprint final», a déclaré Boivin en faisant la moue.

Phinney a donc repris le maillot brun qu'il avait endossé au début de la semaine et il entend bien le ramener chez lui, ce soir.

«Je suis très confiant de gagner le Tour, je me retrouve en bonne position et j'ai de très bons coéquipiers», a-t-il indiqué.

Jouer à la dure

Blais-Dufour, qui a fini en quatrième position, a remporté deux sprints de bonification et il croyait bien qu'il s'était rapproché davantage de la première position du classement général.

On l'a entendu manifester sa déception quand il a appris qu'il était à 14 secondes de Phinney.

«J'ai attaqué au dernier tour et, quand je me suis levé, tout le monde a suivi, personne ne m'a laissé filer», a-t-il raconté.

Si Phinney respire la confiance, Blais-Dufour, lui, est loin d'être découragé.

«Il reste une course, ça va se jouer à la dure», a déclaré le cycliste québécois en parlant du critérium de 55,8 km qui sera présenté cet après-midi dans les rues de la ville hôte.

Pour ce qui est du costaud Néo-Zélandais qui a impressionné tout le monde cette semaine, il commence à ressentir les effets de ses efforts solitaires. Il faut dire à la décharge du timide géant qu'il n'avait que deux coéquipiers qui pouvaient suivre son rythme et le soutenir.

«Il n'est plus là, on l'a essayé dans les sprints et il n'a plus de jambe, a déclaré Blais-Dufour. David est peut-être le plus fort du peloton, mais si ça finit au sprint, il n'a pas de chance.»

La dernière épreuve devrait être excitante, puisque la formation nationale américaine et celle du Québec, elles, ont les éléments appropriés pour imposer un rythme très élevé.


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