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Même Jean Béliveau n'a pas réussi à convaincre Brière!

 
Pierre Durocher
Le Journal de Montréal
04/07/2007 05h24 
Hockey - Même Jean Béliveau n'a pas réussi à convaincre Brière!
Brière aurait pu gagner plus d'argent à Montréal qu'à Philadelphie. 
Pas nécessaire au Québec - Alain Poirier, sous-ministre


Le Canadien y a vraiment mis le paquet dans l'espoir d'attirer Daniel Brière à Montréal. Même une légende vivante comme Jean Béliveau a été appelée à participer à l'opération séduction au cours de la journée de dimanche, opération qui fut cependant infructueuse.

«Oui, je lui ai parlé au téléphone à la demande de l'organisation, a confirmé Béliveau. Après avoir dit à Daniel Brière que j'aimerais avoir l'occasion de le voir jouer plus souvent au Centre Bell, je lui ai vanté la qualité de l'organisation du Canadien, de messieurs Gillett et Boivin.

«Il était très réservé au cours de la conversation, mais je sentais néanmoins que ça lui tentait beaucoup de venir jouer à Montréal.»

C'est la deuxième fois que Béliveau est appelé à courtiser un joueur étoile. Le Canadien lui avait demandé, en 2001, de s'entretenir au téléphone avec Brett Hull, qui avait choisi de poursuivre sa carrière avec les Red Wings de Detroit.

Qui sait, peut-être que Béliveau sera plus chanceux quand viendra le temps de convaincre Vincent Lecavalier dans quelques années?

«Ça me fait plaisir de faire ça pour l'organisation, a-t-il dit. Le père de Brière était l'un de mes plus fidèles partisans et ça valait la peine d'essayer d'influencer la décision de son fils.»

Le capitaine Saku Koivu a lui aussi parlé à Brière au cours de la journée de dimanche, lui qui se rendait au Guatemala pour participer à une réunion du Comité international olympique. Esprit que le Canadien n'aurait pas reculé si on avait exigé 55 ou 56 millions pour un contrat de sept ans à Montréal», a ajouté le réputé agent.

«Je tiens à ce que les gens sachent que l'organisation du Canadien a démontré un professionnalisme sans égal en présentant un cahier des plus complets à mon client, a-t-il poursuivi. Plusieurs équipes devraient s'inspirer de la façon de faire et d'agir du Canadien.»

On avait, entre autres, répertorié les meilleures écoles anglaises à Montréal pour les enfants de Brière, qui ont toujours vécu aux États-Unis. Il y avait aussi une vidéo sur la ville et d'autres éléments d'information pertinents.

«On n'avait rien laissé au hasard afin que les membres de sa famille se sentent vite à l'aise à Montréal», a confirmé Gainey, qui a souri en voyant les chiffres avancés, lui qui ne confirme jamais rien aux médias en ce qui a trait à ses négociations.

Une décision reliée au hockey

«Je n'ai jamais vu une équipe être aussi bien préparée et démontrer autant de classe, a repris Brisson. Vraiment, le Canadien a tout fait pour que ça marche, mais en bout de ligne, c'est le joueur qui décide où il veut jouer.

«Je répète que ce ne fut pas une décision dictée par l'argent, mais bien une décision personnelle reliée au hockey. Si les partisans du Canadien en veulent à Brière, c'est leur problème. Mon client a pris la décision qu'il croit être la meilleure pour sa carrière.»






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