«Montréal ne me faisait pas peur...» - Daniel Brière

Hockey

Daniel Brière ©(Photo AP/David Duprey)

Pierre Durocher
Le Journal de Montréal

Dernière mise à jour: 03-07-2007 | 15h27

Les partisans du Canadien sont déçus et frustrés. Ils rêvaient de voir un attaquant étoile comme Daniel Brière débarquer à Montréal, mais encore une fois, le train est passé sans s'arrêter chez nous.

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Les fans ont l'habitude de voir les joueurs autonomes de qualité lever le nez sur les offres du Canadien. C'est devenu une triste réalité. Bob Gainey s'est élancé dans le vide avec les Brière, Ryan Smyth et Scott Gomez.

Les choses changeront peut-être le jour où le Tricolore formera de nouveau une solide équipe qui peut aspirer à remporter la coupe Stanley.

En attendant, le gazon semble toujours plus vert ailleurs pour les joueurs vedettes de la LNH, et Gainey devra vraisemblablement chercher à renforcer son équipe par voie de transaction, ce qui est toujours plus difficile.

La pression? Pas de problèmes

Plusieurs amateurs sont d'avis que les Québécois ne veulent pas jouer ici, que la pression des médias, entre autres choses, est un élément négatif qui fait pencher la balance du mauvais bord.

On a posé la question à Brière lors d'une conversation téléphonique qu'on a eue avec lui au lendemain de la signature d'un faramineux contrat de huit ans pour 52 millions de dollars avec les Flyers de Philadelphie, dont 10 millions qui lui seront versés la saison prochaine.

«J'avais le goût de jouer à Montréal, un endroit qui occupe une place spéciale dans mon coeur, a affirmé Brière. La pression des médias et du public ne me faisait pas peur. Ça n'a aucunement été un facteur déterminant dans ma décision finale.

«Je ne crois pas que j'aurais éprouvé des ennuis à bien gérer la pression qui existe dans une ville de hockey comme Montréal, a-t-il poursuivi.

«Les dirigeants du Canadien m'ont présenté une offre fort intéressante, mais il y avait aussi d'autres équipes qui étaient prêtes à offrir autant que les Flyers...»

Brière a parlé de moments stressants en cette journée du 1er juillet, ne sachant pas où il allait aboutir.

Bien qu'un gars qui est assuré de toucher 52 millions de dollars dans les huit prochaines années, ça ne doit pas rester stressé bien longtemps!

Le facteur Gagné

Il est difficile de blâmer Brière d'avoir sauté sur l'offre des Flyers.

À Philadelphie, il rejoindra son grand ami Martin Biron. Il retrouvera aussi son ex-coéquipier des Voltigeurs de Drummondville, Denis Gauthier. Biron et Gauthier lui ont parlé en bien de l'organisation des Flyers.

Mais Brière aura surtout la chance de former un premier trio avec Simon Gagné et Mike Knuble.

Le Canadien n'a pas de joueur de la trempe de Simon Gagné. C'est la triste réalité pour les partisans de la Sainte Flanelle. Il aurait fallu que les recruteurs de l'équipe, en 1998, repêchent Gagné au lieu d'Éric Chouinard!

«C'est sûr que la présence d'un ailier comme Gagné avec les Flyers a pesé dans la balance, a confirmé Brière. Il est l'un des joueurs les plus complets dans la LNH.

«Il a eu un rôle à jouer dans ma décision finale, tout comme mon ex-compagnon de chambre avec les Sabres, Martin Biron, qui n'a pas cessé de me parler des Flyers.

«J'étais entouré de quelques bons joueurs québécois avec les Sabres et voilà que je vais me retrouver avec un autre bon groupe de Québécois avec les Flyers, si on ajoute le défenseur Alexandre Picard, qui est originaire de Gatineau. J'ai hâte de les retrouver.»

En fin de compte, Brière se sentira plus à l'aise avec les Flyers qu'avec le Canadien. Il apprécie grandement les décisions prises par sa nouvelle équipe dans les dernières semaines (acquisitions de Kimmo Timonen, de Scott Hartnell, de Jason Smith, de Joffrey Lupul et de Scott Upshall). Les Flyers ont aussi de bons jeunes comme Jeff Carter, Mike Richards et R.J. Umberger.

«On peut voir que les Flyers prennent tous les moyens pour redevenir une formation gagnante; ça me plaît beaucoup», a conclu Brière, qu'on a joint au téléphone en Californie, mais qui prévoit être à Philadelphie plus tard cette semaine afin de rencontrer ses nouveaux patrons. Il passera ensuite l'été dans l'Outaouais.


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