«Je peux rester devant» - Gommendy

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Dominic Fugère

MONT-TREMBLANT | La pluie qui s'est abattue sur le Circuit de Mont- Tremblant juste avant la qualification d'hier a permis à Tristan Gommendy de garder sa première position de tête. Les précipitations ont cependant surtout permis à Sébastien Bourdais de garder son rang de départ, juste derrière Gommendy. Ce qui ne semble pas impressionner la recrue.

«Sébastien a deux bras et deux jambes comme nous tous, a dit Gommendy. Bon, c'est vrai qu'il a aussi trois titres, mais il n'a pas toujours eu ces titres. Il a commencé à un moment donné et je suis à ce point-là dans ma carrière. Je pense - non, JE SAIS que je peux être assez rapide pour rester devant. Je sais qu'il maîtrise parfaitement le sujet, mais je ne passerai pas la course à regarder dans mes rétroviseurs!»

Bourdais, s'il faisait la baboune, essayait de se convaincre que la pluie lui avait permis de sauver les meubles.

«S'il n'y avait pas eu de pluie, nous aurions eu notre problème de boîte de vitesse plus tôt, mais, surtout, d'autres pilotes auraient mieux fait que mon temps de la première qualification, donc nous serions partis de plus loin.»

C'est Will Power, troisième vendredi, qui a signé le meilleur temps sur la piste, qui s'asséchait en fin de séance.

«J'ai travaillé sur les deux secteurs qui me donnaient des problèmes jusqu'à la fin, alors que j'ai réussi à assembler un tour complet», a dit Power.

La chicane fera grincer des dents

À propos de secteurs difficiles, c'est la chicane dans le deuxième virage qui inquiète les pilotes qui partiront à l'avant de la grille.

«Les vibreurs dans la chicane posent le plus grand défiparce que si on attaque le premier trop fort, on peut bondir jusqu'au deuxième et partir en travers», dit Power.

«On peut gagner beaucoup de temps ici, mais on peut aussi en perdre beaucoup», ajoute Bourdais.

Le Français craint que la course se transforme en épreuve d'économie d'essence où la stratégie sera au moins aussi importante que le pilotage.

«Comme ce sera impossible de dépasser, il faudra tenter de tenir un tour de plus que les autres pour les passer pendant les ravitaillements, dit le Français. Le problème, quand tu ne pars pas devant, c'est que tu dois composer avec des gars qui ne jouent pas le même jeu. Ils se battent comme des damnés derrière toi et t'empêchent d'économiser du carburant. Tu sais qu'ils s'arrêteront trois tours avant tout le monde, mais ça énerve quand même.»


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