Un joyau exigeant de la précision à découvrir

Omnium

 

André Rousseau
Le Journal de Montréal

OAKMONT, Pennsylvanie | Des milliers d'amateurs de golf se bousculaient près du vert d'exercice dans l'espoir d'obtenir l'autographe d'un de leurs favoris, hier midi.

Ce grand cirque est si populaire qu'il est devenu pratiquement impossible pour les gens ordinaires de s'approcher de leurs idoles.

Toujours est-il qu'on a profité de cette dernière journée préparatoire pour visiter les dix premiers trous.

Dès le départ, on s'est rendu compte que ce parcours dessiné au début du XXe siècle est encore un formidable test de golf pour les champions de la PGA.

Il faut avoir les nerfs joliment solides pour se frotter à ce monstre de 7 200 verges où le moindre faux pas peut vous coûter très cher.

Arnold Palmer, qui a perdu ici contre Jack Nicklaus en 1962 et contre Johnny Miller 11 ans plus tard, a eu le privilège de jouer à Oakmont quand il avait seulement 12 ans. C'était en 1941 et il s'en souvient comme si c'était hier.

«Il s'agit d'un des meilleurs parcours en Amérique du Nord et on pourrait le rendre encore plus difficile si on le voulait, nous confiait-il hier en conférence de presse. Je le place dans la même catégorie que les clubs Olympic, Winged Foot, Merion et Medinah.

«Je connais très bien Oakmont, mais je pense qu'il y a encore des choses que j'ignore à son sujet. Une chose est certaine: pour éviter les mésaventures, il faut garder la balle en jeu et éviter de se retrouver en haut du trou.»

Attachez vos tuques!

Tel qu'on nous l'avait laissé entendre, les allées sont très étroites (environ 30 verges). Si vous manquez de précision, on vous attend des deux côtés avec de l'herbe longue, parfois jusqu'aux genoux, et des dizaines de fosses de sable.

C'est toutefois rendu à bon port que le travail commence, car la majorité des verts est très ondulée. Il faut alors bien enfoncer sa casquette et éviter d'appuyer trop fort sur l'accélérateur!

Le troisième et le septième trou, des normales quatre de 428 et de 479 verges, sont particulièrement intéressants. Les deux trous exigent des coups de départ parfaits.

Il faut se méfier du 6e trou, une normale trois de 194 verges qui exige une grande précision. Tu frappes le vert ou tu te retrouves en enfer!

Le 8e est effectivement très long (288 verges) pour une normale trois, mais pas pour ces joueurs-là. Le vert est protégé à la gauche par une immense fosse de sable.

Le neuvième est une normale quatre de 477 verges en remontant vers le pavillon.

Le deuxième coup semble particulièrement difficile, car le fanion est caché derrière une butte.

  • En plus de Mike Weir et de Stephen Ames, les Ontariens John Mills, Brad Fritsch, le Manitobain Adam Speirs et l'amateur Richard Lee, de Vancouver, le plus jeune inscrit à 16 ans seulement, seront les représentants canadiens au US Open.
  • Phil Mickelson n'a surtout pas l'intention de donner des conseils à Tiger Woods sur la façon d'élever son enfant. Il connaît très bien les futurs parents et il n'est pas inquiet pour eux.
  • Tiger Woods n'a pas joué hier. Il a préféré frapper des balles dans le champ d'exercice et travailler avec son fer droit. Il a joué six rondes à Oakmont au cours des dernières semaines.
  • Johnny Miller ne serait pas contre une prolongation de quatre ou de six trous en cas d'égalité à la fin du tournoi. Actuellement, on détermine le champion avec une prolongation de 18 trous. À l'Omnium de Grande-Bretagne, on joue quatre trous de plus pour déterminer le vainqueur en cas d'égalité.


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