«Le fun commencera une fois sur les verts!» -Tiger Woods

Omnium

Tiger Woods, à l'entraînement. ©(Photo AP/Gene J. Puskar)

André Rousseau
Le Journal de Montréal

Dernière mise à jour: 13-06-2007 | 17h32

OAKMONT, Pennsylvanie | Tiger Woods aimerait tellement imiter Bobby Jones, Ben Hogan et Jack Nicklaus qu’il a joué six rondes à Oakmont au cours des dernières semaines afin de se familiariser avec le plus difficile parcours du U.S. Open.

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«C’est un parcours historique, mais je ne dois pas amorcer un tournoi en songeant aux légendes du golf, a-t-il déclaré devant 200 journalistes, hier midi. L’important ici, c’est de garder la balle en jeu et de la placer au bon endroit sur le vert. Après, c’est là que le fun commence sur des surfaces extrêmement rapides!»

«Le trou le plus facile est sûrement le 19e ! Il n’y a ici aucun endroit pour prendre les choses à la légère. Le premier trou (une normale quatre de 482 verges) est tellement exigeant qu’il me rappelle celui de Muirfield (Écosse). Et le huitième (normale trois variant de 252 à 288 verges) n’est pas reposant lui non plus. Ça me prend un coup de bois 3 ou de bois 5 pour atteindre le vert. On pourrait presque parler d’une normale quatre.»

Quant à l’herbe longue qui mesure entre un pouce et demi et cinq pouces, Woods a dit à la blague : «Je sais qu’ils ont des tondeuses, mais je me demande s’ils savent s’en servir !»

Accepter ses erreurs

Le roi du golf se dit en grande forme et il se sent d’attaque pour un tournoi aussi prestigieux.

«J’espère que mon putter fonctionnera mieux qu’à Augusta, spécialement le dimanche après-midi, a-t-il poursuivi. La compétition sera très forte, mais j’ai fait mes preuves dans les tournois majeurs.»

«Pour gagner ici, il faut que tout fonctionne bien et que la chance soit de ton bord. Il faut également être capable d’accepter ses erreurs et de passer au coup suivant. Si on m’offrait 72 normales d’affilée, je les prendrais sur-le-champ.»

Woods sera en quête d’une troisième victoire dans le U.S. Open. Il a gagné par 15 coups à Pebble Beach en 2000 (un record absolu) et il a eu raison de Phil Mickelson par trois coups à Bethpage en 2002. Il tentera donc de mettre fin à sa disette et de s’approcher davantage du fameux record de Jack Nicklaus, soit 18 victoires dans les tournois majeurs. Woods en compte 12.

Bientôt papa

Woods sera papa pour la première fois au cours des prochaines semaines et il nage encore dans l’incertitude concernant son nouveau rôle. Il ignore aussi s’il sera en mesure de participer à l’Omnium de Grande-Bretagne le mois prochain. Tout dépendra de l’accouchement.

«Je ne sais pas si la paternité affectera mon jeu, a-t-il dit. Ce sera pour moi une toute nouvelle expérience. Tout ce que je sais, c’est qu’Elin et moi sommes très excités.»

«J’ai eu la chance d’avoir des parents extraordinaires qui m’aimaient sans conditions. Je n’avais pas peur de perdre ou de rater mon coup parce qu’ils étaient toujours là pour m’encourager et me remonter le moral. Je tenterai de faire la même chose avec mon enfant.»

Chose certaine, le contexte est complètement différent pour Woods avant le coup d’envoi de l’Omnium des États-Unis.

L’an passé, il venait d’enterrer son père et n’avait pas touché à ses bâtons durant plusieurs semaines. Il n’a donc pu se qualifier pour les deux dernières rondes.

Cette fois, il est au sommet de son art et prêt à faire feu. Les 155 autres participants n’ont qu’à bien se tenir!

arousseau@journalmtl.com


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