Campbell cite le cas de Prospal et de Brisebois en exemple...

Hockey

 

Marc De Foy

Le jeu s'est peut-être raffiné dans la Ligue nationale depuis le retour du lock-out, mais en ce qui concerne la mentalité et la philosophie de ses artisans, il y a lieu de se poser des questions.

Telle est la conclusion à laquelle on en est arrivé après avoir discuté hier avec Colin Campbell.

L'ancien adjoint de Jacques Demers chez les Red Wings de Detroit dit en entendre de toutes sortes, tous les jours, depuis neuf ans qu'il occupe le poste de vice-président des opérations hockey de la Ligue nationale.

«Les choses sont interprétées de plusieurs façons, a-t-il dit. Chacun a sa vision des choses et se sent parfois lésé.»

Au sujet des officiels, Campbell a dit une chose qu'on sait depuis longtemps.

«Les officiels doivent s'attendre à se faire prendre d'assaut», a-t-il raconté

«Leur caractère est mis à l'épreuve, leur jugement est mis en doute et quoi encore !»

Tous les moyens sont bons...

En ce qui concerne les propos racistes, Campbell a fourni une explication que les joueurs utilisent eux-mêmes, incluant des joueurs de chez nous.

«Je ne crois pas que les joueurs pensent vraiment ce qu'ils disent dans ces cas», a-t-il affirmé.

«Tout ce qu'ils cherchent à faire, c'est d'avoir l'avantage sur un adversaire dans le feu de l'action.»

Tentative de minimiser les actes...

À cet égard, Campbell a donné l'exemple de Vaclav Prospal qui ignorait, en tant que joueur tchèque, la signification de ses propos quand il avait traité Patrice Brisebois de «fucking frog».

L'ancien défenseur du Canadien avait fait une sortie publique pour dire qu'il en avait marre de se faire traiter de la sorte sur la patinoire.

Certains minimisent ces actes, mais si c'est tout ce qu'un athlète sait faire pour avoir le dessus sur un rival, avouons que ce n'est pas fort.


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