Le sang irlandais qui coule dans les veines de Daniel Manibal explique en bonne partie la place de choix qu'il occupe dans le monde du cyclisme québécois.
C'est avec une satisfaction évidente qu'au moment de fêter le 10e anni-versaire de sa Coupe du monde de cyclisme féminin sur route de Montréal, le promoteur ajoute le Tour Montréal-Boston (5 au 12 août 2007) pour l'élite masculine et le Tour de l'Île-du-Prince-Édouard (10 au 14 juin 2007) pour l'élite féminine à un portfolio qui comprend aussi le Tour du Grand Montréal.
Joueur majeur sur la scène internationale du cyclisme féminin sur route, Manibal a des appuis de taille dans les plus hautes sphères de l'Union cycliste internationale (UCI).
Depuis de nombreuses années, le promoteur montréalais cultive l'amitié d'un autre Irlandais nommé Pat McQuaid, récemment devenu président de l'UCI. Les portes s'ouvrent plus facilement quand on a un accès direct à l'homme le plus puissant du cyclisme mondial...
De plus, Manibal possède des atouts majeurs pour qu'on l'écoute. Il représente, en effet, deux créneaux que l'UCI cherche à développer davantage, à savoir le cyclisme féminin et l'Amérique du Nord.
Bons appuis
Il ne faut donc pas s'étonner que son Tour de l'Île-du-Prince-Édouard ait obtenu une sanction 2.2 avant même d'avoir été tenu une première fois. Il ne faudrait pas s'étonner non plus d'apprendre qu'il aura reçu des appuis en très haut lieu pour que des équipes de renom s'inscrivent à son Tour Montréal-Boston.
Déjà, on a entendu le président de l'UCI dire: «Cette compétition a tout ce qu'il faut pour devenir l'une des plus belles compétitions du monde.»
Excellent vendeur, Manibal sait comment jouer ses cartes et intéresser des partenaires majeurs à embarquer dans ses projets. On l'a vu encore quand il a convaincu les responsables du pont de la Confédération d'apporter un appui financier au Tour de l'Île-du-Prince-Édouard à l'occasion du 10e anniversaire de cette magnifique infrastructure qui relie cette province au Nouveau-Brunswick.
Dans le milieu du cyclisme québécois, Manibal ne fait pas l'unanimité. Il faut dire qu'il n'a jamais craint d'écraser quelques orteils pour faire avancer ses projets. Il faut dire qu'avec son sang irlandais...
Néanmoins, si le Québec est reconnu comme une terre fertile pour ses cyclistes et si on vient y chercher l'expertise pour organiser des courses au Canada et aux États-Unis, c'est parce que Daniel Manibal a su s'imposer en persévérant malgré les obstacles, les pièges et la conjoncture.
Chapeau et bons Tours!