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Alerte au dopage dans la LNH

André Roy: «Le sport le plus clean»

 
Jonathan Bernier
Le Journal de Montréal
19/07/2006 08h23 

André Roy n'a pu s'empêcher d'éclater de rire lorsque le Journal lui a rapporté les propos d'Andrei Nazarov.

«Ben voyons donc ! On a eu la preuve du contraire l'an passé. Ils ont fait passer le test à tout le monde et personne n'a échoué.»

Le Québécois dit vrai : sur 1406 tests effectués à compter de janvier, aucun ne s'est avéré positif.

Outre José Théodore, reconnu coupable en décembre d'avoir fait usage de Propecia, un médicament contenant un type de stéroïde (le finastéride), seul Bryan Berard a échoué à un test antidopage. Le 12 novembre, les analyses d'urine du défenseur démontraient qu'il avait fait usage de norandrostérone-19.

Dans un cas comme dans l'autre, ce n'est pas la LNH qui a pris ces deux athlètes en défaut, mais bien leur équipe nationale respective.

«Honnêtement, je pense que le hockey, c'est le sport le plus clean. Je n'ai jamais vu de gars s'injecter quoi que ce soit ou traîner des bouteilles de pilules sans nom dessus», assure l'homme fort des Penguins.

À travers son chapeau

À propos des tests inopinés, Roy assure que Nazarov ment lorsqu'il avance que les équipes sont mises au parfum de la date exacte à laquelle se tiendront ces tests.

«La saison passée, on savait qu'il y en avait un après les Fêtes et un à la fin de l'année, mais quand précisément, ils ne nous l'ont pas dit.

«En tout cas, à Pittsburgh, ils nous ont pris sur le fly. Quand on est arrivés dans le vestiaire, il y avait deux ou trois gars qui nous attendaient.»

À propos des noms avancés par Nazarov, André Roy soutient que ce dernier parle à travers son chapeau. Il en sait peu sur Peter Worrell, mais assure que Bob Probert n'avait pas le physique d'un athlète faisant usage de stéroïdes.

«Il était gros, mais ce n'était pas un gars cut comme ceux qui en prennent», explique-t-il.

Un calendrier trop chargé

Sans être persuadé de ce qu'il avance, Roy prétend que les traces de stéroïdes restent beaucoup trop longtemps dans l'organisme d'un athlète pour que celui-ci tente sa chance en arrêtant d'en consommer quelques semaines avant les tests.

Le rythme de vie des joueurs de hockey, où entraînements et matchs se succèdent à une vitesse folle, ne serait pas propice, selon Roy, à la prise d'une telle drogue.

«Ça doit être dur d'embarquer là-dessus pendant la saison. Quand tu prends ça, il faut que tu t'entraînes si tu veux que ça fonctionne.»

Malgré tout, il ne se met pas la tête dans le sable. Roy croit qu'il est tout à fait plausible que les derniers produits dopants disponibles sur le marché puissent déjouer les tests.






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