L'Xtreme est mort et enterré, vive les Comètes de Laval!

Soccer

 

Martin Smith
Le Journal de Montréal

La Fédération de soccer du Québec, l'Impact de Montréal et le promoteur Pierre Marchand unissent leurs forces pour lancer les Comètes de Laval, équipe qui évoluera au plus haut niveau du soccer féminin en Amérique du Nord.

«Jamais deux sans trois», se disent ceux et surtout celles qui suivent les soubresauts du développement du soccer féminin au Québec en se rappelant les expériences passées des Dynamites de Laval et de l'Xtreme de Montréal.

«Nous sommes confiants d'avoir plus de succès cette fois-ci, car nous partons sur des bases plus solides que jamais», a dit Marchand, un homme qui a porté à bout de bras les Dynamites et sans lequel le nouveau Complexe multisports Bois-de-Boulogne de Laval ne serait jamais sorti de terre.

«Une équipe qui évolue dans la W League, équivalent féminin de la D1 de l'Impact dans la USL, fonctionne avec un budget d'opérations annuel de 150 000$.

On ne peut pas rêver d'attirer 5 000 spectateurs par match du jour au lendemain alors ça prend de l'argent garanti dès le départ sinon on court après notre queue à chaque année. «

UN PLAN TRIENNAL A ÉTÉ ÉLABORÉ.

Les trois partenaires se sont engagés à verser un montant annuel qui s'élève à 40 000 $ pour l'Impact, soit 15 000 $ de plus que pour la fédération et pour Marchand. Le trio assure ainsi de bien lancer cet organisme sans but lucratif que seront les Comètes de Laval.

«De plus, en installant l'équipe au complexe Bois-de-Boulogne, on a un terrain, des vestiaires et des gradins adéquats. On ne perdra plus d'énergie dans la logistique.»

Le directeur général des Comètes sera Philippe Ciarlo qui occupe les mêmes fonctions à l'Association régionale de soccer de Laval et au Complexe Bois-de-Boulogne après avoir déjà dirigé les équipes d'élite du Québec.

On vient aussi de retenir la candidature de Mohamed Hilen, ex-entraîneur des Dynamites et directeur technique des Conquérants de Laval, au poste de premier entraîneur en chef des Comètes.

«On est heureux de pouvoir compter sur Mohamed, car c'est un des très bons entraîneurs disponibles au Québec», a indiqué Marchand.

Attirer les filles de l'élite

Les dirigeants des Comètes se tournent maintenant vers l'objectif primordial de présenter le meilleur produit possible sur le terrain en attirant les filles de l'élite.

«Il fallait absolument faire quelque chose pour empêcher que nos meilleures joueuses doivent s'expatrier pour évoluer au plus haut niveau, explique Brigitte Frot, directrice générale de la fédération québécoise.

«On leur fournit donc dès la saison prochaine une équipe qui représentera le sommet de la pyramide du soccer féminin au Québec, rôle joué par l'Impact du côté masculin.»

On espère être capable d'aller chercher les Isabelle Morneau, Amy Walsh, Véronique Maranda et Rhian Wilkinson qui ont dû jouer dans des circuits plus faibles ou porter les couleurs du Fury d'Ottawa en l'absence d'une équipe québécoise.

Les Comètes de Laval feront partie de la section Nord de la conférence de l'Est de la W League en compagnie de l'Avalanche de Hamilton, du Fury d'Ottawa, des Ravens de Rochester, des Canadians de Sudbury, du Lady Lynx de Toronto et du Lady Voltage du Vermont.

Le calendrier régulier comprendra sept matchs à domicile et autant à l'étranger.

«Plus une demi-finale et la finale car on va avoir une équipe très solide dès le début», a promis Marchand.

Les résultats des négociations avec un important commanditaire et des discussions avec les meilleures joueuses du Québec seront présentés lors d'un point de presse à la fin de janvier.

Contrairement à ce que leur nom implique, les Comètes ont bien l'intention de ne pas faire qu'un bref passage dans le ciel sportif de la grande région métropolitaine.


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