Jean-François Chaumont
Agence QMI

Sidney Crosby, l'homme en or

Sidney Crosby, l'homme en or

Jonathan Toews et Sidney Crosby Photo Ben Pelosse / Agence QMI

Jean-François Chaumont

PITTSBURGH - Sidney Crosby n'a pas trôné au sommet des meilleurs pointeurs à Sotchi, mais il a réalisé sa mission la plus importante. À sa deuxième participation aux Jeux olympiques, Crosby a croqué pour une deuxième fois dans la médaille d'or.

Assis au fond de son casier dans le vestiaire des Penguins de Pittsburgh et le visage encore ruisselant de sueurs, Crosby a parlé pour une première fois de sa conquête de l'or depuis son retour de la Russie.

«Quand tu gagnes l'or, il y a toujours un sentiment de fierté immense, mais c'était un peu moins dramatique qu'à Vancouver, a-t-il lancé avec un petit sourire en coin, mercredi. Cette médaille d'or est toutefois aussi gratifiante. Il y a plusieurs bons pays, ce n'est pas facile de gagner.»

Dans son rôle de capitaine, Crosby avait comme objectif de conduire son pays vers l'unique destination possible, la plus haute marche du podium.

«Il y a toujours des attentes, il y avait de la pression pour tous les joueurs de l'équipe, pas juste moi, a-t-il rappelé. Après la victoire contre la Suède, nous avons ressenti un soulagement, mais surtout énormément de fierté.»

«Plus le tournoi avançait et plus l'équipe s'améliorait, a enchaîné le numéro 87. À nos trois dernières parties, nous avons vraiment bien joué. Il n'y a pas de marge de manœuvre à partir des quarts de finale. Avec un seul mauvais match, ton rêve peut se briser.»

Un seul but

En six rencontres à Sotchi, Crosby a terminé le tournoi olympique avec des statistiques inhabituelles en marquant seulement un but et en récoltant deux aides. Il n'a nullement perdu sommeil par rapport à ses performances individuelles.

«J'obtenais des chances depuis le début du tournoi, mais je ne parvenais pas à marquer. C'était la même histoire pour toute l'équipe.»

Le capitaine d'Équipe Canada a finalement débloqué en deuxième période du match pour la médaille d'or contre la Suède en déjouant Henrik Lundqvist en échappée.

«Honnêtement, si j'avais déjà marqué cinq fois avant la finale, je ne me serais pas senti différemment après mon but, a-t-il mentionné. Quand tu marques dans un match pour la médaille d'or, c'est toujours immense. Ça n'a pas d'importance qui réussit à compter, le plus important était d'augmenter notre avance.»

Dans 10 ans, seuls les mordus de statistiques et de quiz se souviendront que Phil Kessel, des États-Unis, avait terminé en tête de la compétition avec huit points, dont cinq filets. Mais, le commun des mortels se rappellera que le Canada avait gagné l'or à Sotchi.

Un spectateur

Crosby a profité de son expérience olympique pour voir d'autres sports.

«J'ai regardé du patinage de vitesse longue piste, du curling et le hockey féminin. C'était facile de voir plusieurs sports en raison de la proximité des différents emplacements. Je pouvais me déplacer à vélo. À Vancouver, j'avais rencontré plusieurs athlètes, mais je n'avais pas eu la chance de voir plusieurs compétitions. J'étais heureux de le faire à Sotchi.»

Le prodige de Cole Harbour en Nouvelle-Écosse a raconté une anecdote intéressante.

«J'ai été frappé par les athlètes en patinage de vitesse. J'étais surpris de voir qu'ils s'occupaient pratiquement tous eux-mêmes de l'aiguisage de leurs patins. Il s'agit d'une réalité différente de celle de la Ligue nationale de hockey. Moi, je n'ai qu'à remettre mes patins à notre gérant d'équipement et il s'en occupe pour moi.»

Parole de Pierre Gervais, le gérant de l'équipement du Canadien de Montréal et d'Équipe Canada, Crosby est le joueur le plus méticuleux. Entre chacune des périodes, il exige de faire aiguiser ses patins...


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