Stéphane Cadorette
Agence QMI

Un accueil en or pour Marie-Philip Poulin

Stéphane Cadorette

QUÉBEC - Propulsée au firmament à la suite de ses deux buts mémorables en finale olympique de hockey féminin, Marie-Philip Poulin venait à peine de descendre de l'avion la ramenant à la maison qu'un accueil royal de sa Beauce natale l'a de nouveau fait grimper au ciel.


«C'est en train de me remettre sur un nuage ''ben raide''!», s'est-elle extasiée.

Plusieurs minutes avant son arrivée en milieu de soirée à l'aéroport de Québec, Beauceville s'est vidée de plusieurs dizaines de ses habitants pour couvrir d'amour l'héroïne de l'équipe canadienne.

Festifs à souhait, les irréductibles Beaucerons se sont offert une sympathique invasion des lieux, arborant les chandails coiffés du numéro 29 et de la feuille d'érable. S'égosillant à chanter des chansons, ils ont gentiment submergé la hockeyeuse aux traits tirés, mais au sourire toujours aussi radieux, sous les «Go, Marie, Go!», dès que la divine enfant a franchi la porte.

Le pendant féminin de Sidney Crosby a distribué les accolades au point de verser quelques larmes aussi chaleureuses que justifiées.

«D'être ici avec toute ma famille et mes amis, je ne peux demander mieux. Je suis tellement reconnaissante! Je pense que c'est encore mieux qu'en 2010 à cause de la façon dont s'est déroulé ce match. On perdait par 2-0 avec cinq minutes à faire et on n'a jamais abandonné», a raconté la dame des grandes occasions.

Des anges gardiens

Avant toute chose, c'est grand-maman Julienne que Marie-Philip Poulin s'est empressée d'enlacer, lui passant la médaille d'or chèrement conquise au cou.

«J'ai perdu des grands-parents dans les trois dernières années et j'ai de bonnes étoiles en eux. Je pense que je ne leur ai jamais autant parlé. J'en ai trois en haut et j'ai une grand-mère très spéciale ici que je ne remercierai jamais assez.

«J'ai vu des vidéos d'elle en train de sauter en regardant le match et je savais qu'elle était avec moi. Plein de personnes m'ont aidée», a souligné l'attaquante émue.

Pas étonnant qu'en direct de Sotchi, jeudi dernier, Poulin parlait constamment de conte de fée pour expliquer le sentiment qui l'habitait.

«Quand son grand-père est parti, ses dernières paroles ont été : ''Salut Princesse, vas-y! C'est comme si elle était prédestinée pour tout ça''», a raconté le père de la dame en or, Robert Poulin, qui célébrait du même coup ses 57 ans mardi.

Poupou la meilleure

Après quelques minutes à étaler son bonheur avec les médias, Poulin a regagné Beauceville avec un traitement royal, en limousine. Un gigantesque party l'attendait sur place et mercredi, c'est direction Centre Bell, pour le match du Canadien.

Refusant de croire qu'elle est peut-être devenue l'athlète féminine la plus célèbre du Canada lors des Jeux qui viennent de prendre fin, Poulin a maintes fois répété qu'il s'agissait d'une victoire d'équipe.

En réalité, un membre de son chaleureux fan club de mardi soir a bien résumé le tout sur un écriteau : «Poupou, la meilleure au monde».


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