Jonathan Bernier
Agence QMI

«Le plus beau moment de ma carrière»

«Le plus beau moment de ma carrière»

Une accolade entre Carey Price et Sidney Crosby, après la victoire du Canada. Photo Reuters

Jonathan Bernier

SOTCHI - Il s'en trouvera sûrement encore pour dénigrer le travail de Carey Price une fois que la saison de la Ligue nationale reprendra son cours. Mais, désormais, le gardien du Canadien de Montréal aura un argument de défense bien tangible.


Une médaille d'or olympique.

«C'est le type d'expérience que tu ne vis peut-être qu'une seule fois, alors cette médaille constitue assurément le plus beau moment de ma carrière, a lancé celui qui a été nommé gardien par excellence de la compétition à sa sortie de la patinoire. Je suis excité, honoré et reconnaissant.»

S'il est vrai que les joueurs devant lui ont fait un travail colossal, Price a tout de même eu son mot à dire. Malgré l'étanchéité du système de Mike Babcock, l'homme masqué de 26 ans a fait face à 106 lancers, dont quelques-uns n'étaient pas commodes.

Il en a repoussé 103 pour un taux d'efficacité de ,971. Ses deux blanchissages en cinq sorties lui ont permis de clore le tournoi avec une moyenne de buts alloués de 0,60.

Maintenant qu'il est détenteur d'une médaille d'or olympique, quel est le prochain objectif de Price?

«Vous connaissez la réponse à cette question», a-t-il répondu faisant allusion, bien sûr, à la coupe Stanley.

Un habitué des conquêtes

S'il s'agit d'un premier titre majeur pour Price, Patrice Bergeron, de deux ans son aîné, compte maintenant deux titres olympiques et une coupe Stanley.

«À mon âge, je suis chanceux d'avoir déjà fait partie de quelques équipes championnes. Je suis extrêmement reconnaissant», a-t-il indiqué.

D'ailleurs, le Québécois assure qu'on ne s'habitue pas aux succès.

«Cette médaille est aussi satisfaisante que celle obtenue à Vancouver. Elle est le résultat du travail accompli depuis quelques semaines. On a fait fi de la pression et de la nervosité. Je suis fier de tout le monde.»

Des souvenirs

Martin St-Louis en est un autre qui possède une bague de la coupe Stanley. Membre de la décevante formation canadienne de 2006, à Turin, St-Louis en est cependant à un premier titre olympique.

«Je vais m'en rappeler de cette journée pour le restant de mes jours. Quand un athlète raconte sa carrière à ses petits-enfants, ce qui leur raconte en premier, ce sont les coupes Stanley et les médailles d'or gagnées. Ce ne sont pas les buts qu'il a marqués ni les championnats des compteurs.»

Peu utilisé au cours du tournoi, le Lavallois a eu la chance de toucher la glace un peu plus souvent lors de la finale. Malgré son temps de jeu limité, il a savouré pleinement cette conquête.

«Dès le départ, je savais quelle serait ma situation. Je devais demeurer prêt à tout moment. Ce n'est pas une situation facile, mais quand l'entraîneur te tape dans le dos, c'est une occasion de plus de t'impliquer dans la conquête», a-t-il indiqué.


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