Rob Longley
Agence QMI

L'or et rien d'autre

Rob Longley

SOTCHI - Le but en or des Jeux de Vancouver est chose du passé depuis quatre ans déjà, une réussite ayant contribué à confirmer la renommée de Sidney Crosby au sein d'une nation adorant le hockey.

Dimanche, Crosby et 10 autres membres de la formation championne de 2010 auront la ferme intention de répéter leurs exploits. Une victoire contre la Suède leur permettrait de finir à nouveau sur le principal piédestal de la scène internationale.

Au sein de l'équipe canadienne, hommes ou femmes, c'est toujours l'or et rien d'autre. Cependant, depuis l'arrivée des joueurs de la Ligue nationale, la pression touchant ces sportifs professionnels riches et célèbres a grimpé en flèche. Selon le marché dans lequel ils évoluent au cours de la saison, l'attention et l'exigence de réussir aux Jeux constituent quelque chose qu'ils n'ont jamais expérimenté auparavant.

À cet égard, Crosby comprend bien l'importance du défi qu'il est prêt à relever, lui qui devra affronter un groupe de Suédois talentueux.

«Je crois que nous ressentons la pression, a-t-il dit après l'entraînement des siens, le dernier avant le duel ultime. Nous savons que tous regarderont.

«Notre objectif pendant ce tournoi était simplement de progresser et sur ce plan, nous avons fait du bon travail. Nous avons élevé notre jeu d'un cran, là où c'était nécessaire.»

Évaluation finale

Peu importe s'ils obtiennent l'or ou l'argent dimanche soir à l'occasion de la dernière remise de médailles des Jeux, les Canadiens seront soumis à leur évaluation finale.

Ceci dit, les succès de Mike Babcock et de ses hommes font l'objet d'un débat, nonobstant le dénouement à venir.

La formation de 2010 avait eu ses ennuis, direz-vous. Il y avait eu une fusillade contre la Suisse, puis quelques arrêts importants de Roberto Luongo pendant une rencontre sans lendemain. Finalement, Crosby avait joué les héros contre les Américains en finale.

Vous pouvez mentionner que l'effort offert à Sotchi a été en hausse jusqu'à dimanche.

Jouant avec moins d'éclat et plus d'efficacité, le Canada a conservé une fiche parfaite de 5-0, tout comme les Suédois. Par conséquent, la finale opposera deux équipes invaincues pour la première fois depuis 1984.

Babcock a sans cesse affirmé lors des deux récentes semaines qu'atteindre la finale était le but des siens et une exigence des partisans. Quatre ans auparavant, il y avait la pression de gagner à la maison, une mission que les Russes ont complètement échouée cette année. Il faut ajouter que le Canada vise un premier titre acquis à l'extérieur de son continent en 62 ans.

La pression

Cela n'a laissé d'autre choix à Babcock et à ses adjoints que forcer leurs joueurs à prôner un style leur étant peu familier. La surface de jeu plus grande est une contrainte à la stratégie nord-américaine, surtout quand les quatre premiers rivaux du Canada adoptent une version ennuyante de la trappe européenne.

En dépit de la pression, les joueurs n'ont pas laissé celle-ci les paralyser.

«La pression est celle que vous vous mettez sur les épaules, a précisé le pilote, samedi. Nous sommes ici avec une chance de gagner. Quand il y a pression, ça signifie que vous avez une opportunité. Dans le cas contraire, il n'y en aurait pas. Oui, j'en prendrais toute la journée.»

Ayant obtenu deux mentions d'aide seulement, Crosby voudra amener la vitesse avec laquelle il a joué vendredi contre les États-Unis. Aussi, ce qu'il a accompli à Vancouver l'a rendu plus fort et plus apte à composer avec ce qui s'en vient.

«Je pense que ça aide, a-t-il émis. Sachant que les attentes sont élevées, et que vous avez déjà passé par là, vous souhaitez être à votre mieux.

«Tout le monde comprend ça et après avoir vécu les Jeux de 2010, vous sentez rapidement cette pression, mais espérons que ce passé nous aidera ici.»

Quant à Babcock, il se doute bien à quel point il n'y a pas de marge de manœuvre aux Olympiques. C'est ainsi que la compétition est faite.

«Il ne s'agit pas de savoir qui comptera les buts ou bloquera les lancers. C'est une question de victoire. Ça concerne le Canada, la suprématie du hockey. Si vous pensez que le sport appartient à votre pays, prouvez-le.»


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