
À leur arrivée à Montréal, c'est dans la joie que les athlètes québécois ont retrouvé leur famille et leurs amis après des jours et des jours de dur labeur aux Jeux olympiques de Londres.
Heureux de renouer avec ses proches, le judoka Antoine Valois-Fortier s'est même dit étonné des proportions qu'a prises son exploit, soit une médaille de bronze raflée chez les moins de 81 kg.
«Il y a plus de gens au courant de ce que j'ai fait que je ne le pensais, a admis Valois-Fortier. Quelque chose a changé autour de moi.
«C'est un sentiment très satisfaisant de voir que tout le monde est content pour moi. Je réalise encore plus ce que j'ai accompli. Mes parents savent tous les sacrifices que j'ai dû faire et je sais tous les sacrifices qu'ils ont faits pour moi. C'est l'aboutissement de beaucoup de travail.»
Souvenir de 1992
L'entraîneur de Valois-Fortier, le double médaillé olympique Nicolas Gill, connaît bien ce qu'est en train de vivre son poulain.
«J'avais remporté ma première médaille de façon similaire à Barcelone, s'est-il remémoré. Ses prochaines semaines vont sûrement ressembler à la fin de mon été en 1992.
«Je l'ai vu progresser, tranquillement, mais sûrement, avec toutes les difficultés. Je savais qu'il avait les capacités pour y arriver, mais gagner cinq combats en une journée, c'était une grosse commande et ça rend cette médaille encore plus satisfaisante.»
Cap sur Rio
Un peu comme Valois-Fortier, la plongeuse Jennifer Abel, médaillée de bronze au tremplin de trois mètres synchronisé avec Émilie Heymans, ne s'attendait pas à voir autant de gens l'accueillir.
«Ma famille ne m'avait même pas dit qu'elle serait ici, s'est-elle réjouie. Je m'attendais à voir mon père seulement, mais tout le monde est venu, même mon copain. Juste de les voir, ça fait du bien. C'est là que je réalise tous les efforts que j'ai faits pour les Jeux.
«C'était un mois difficile à vivre pour seulement quelques jours de performance. Je le referais n'importe quand. On recommence pour Rio en 2016.»
Même son de cloche du côté de Meaghan Benfeito et Roseline Filion, médaillées de bronze à la plateforme 10 mètres synchronisé.
«Ça fait extrêmement de bien, ça fait un mois que nous sommes parties, a laissé tomber Benfeito. Je suis un peu déçue de mes plongeons sur le plan individuel [à la plateforme de 10 mètres] où je n'ai pas eu de médaille. Mais je recommence l'entraînement pour un autre quatre ans et je vais aller la chercher.
«On a eu de très beaux Jeux et aujourd'hui [lundi], c'est la cerise sur le sundae, a indiqué Filion. On a eu des sentiments partagés à l'épreuve individuelle parce qu'on venait de vivre de beaux moments en synchronisé, mais je suis satisfaite de mon séjour à Londres.»
Saut en longueurBolt à l'heure d'un nouveau défiLe sprinter jamaïcain est en quête de renouveau, avec le désir de saut en longueur aux JO-2016 à Rio. AFP Vend - 11h09 |