
Les souvenirs de Londres ne le lâcheront pas de sitôt. Même s'il a subi la défaite à son deuxième combat, l'expérience enivrante vécue à l'ExCel Arena devant les siens l'a récompensé autrement qu'en médailles. Pour la première fois, ses parents voyaient leur grand garçon de 27 ans à une compétition internationale de taekwondo ailleurs qu'au Canada.
«Je les ai gâtés parce qu'ils ont certainement eu de belles émotions et de belles images», a exprimé l'athlète de la catégorie des 80 kilos et plus, après avoir digéré sa défaite une trentaine de minutes avec les siens.
Content d'être là!
Le Québécois s'est incliné devant l'ex-champion mondial en 2007 et 2009, Daba Modibo Keita, un pylône de 6 pieds 8 pouces du Mali. Le niveau d'excellence de plus en plus élevé de ce sport rendait le podium accessible aux 16 concurrents, d'autant plus que les trois médaillés de Pékin en 2008 ont tous été écartés dès la ronde préliminaire.
La déception de la défaite n'a cependant pas altéré les sensations que Coulombe-Fortier a éprouvées durant la journée.
«J'ai savouré chacun des moments, chacune des minutes. J'espère ne pas avoir oublié une seule seconde. C'est stressant : tu mets tes protections, ton opposant est aux côtés de toi et la porte qui s'ouvre. La foule qui crie. Il n'était pas question que je me laisse enlever chacun de ces moments à cause du stress», a-t-il raconté, rappelant «toutes les petites victoires» gagnées à chacune des quatre dernières années afin de se qualifier pour les Jeux.
«C'est dommage parce que François méritait un meilleur sort. Mais ce qu'il se dégageait de lui, c'est qu'il était content d'être là. C'est rare qu'un athlète se présente aux Jeux et que ça se voit autant dans ses yeux. On a eu du plaisir ensemble», a validé l'entraîneur Alain Bernier, qui n'a pas caché sa déception pour l'ensemble des résultats de ses trois protégés, après les échecs de la veille de Sébastien Michaud et Karine Sergerie.
Cérémonie de fermeture
L'appréciation de l'expérience se poursuivra à la cérémonie d'ouverture de dimanche soir pour Coulombe-Fortier et «je vous dirais même jusqu'au moment de reprendre l'avion», prévoyait-il.
Maintenant, ses parents savent ce que vit leur fils quand il s'échine sur les chauds tapis de la planète. La décision de tenter le coup pour Rio en 2016 se précisera une année à la fois, mais on devine la tentation. Et ses parents sauront sans doute l'y encourager.
«Ils avaient vent un peu de mes résultats à l'international et ils se disaient: ouais, il doit être pas pire, notre gars! Quand j'ai assuré ma place pour venir ici, je leur ai dit: "trouvez-vous des billets et si vous n'avez pas assez d'argent, je vais vous aider. Je veux vous voir là-bas".»
Saut en longueurBolt à l'heure d'un nouveau défiLe sprinter jamaïcain est en quête de renouveau, avec le désir de saut en longueur aux JO-2016 à Rio. AFP Vend - 11h09 |