
Ce n'était toutefois pas le cas et les deux Québécoises ont terminé au quatrième rang après l'épreuve finale, mardi. Fidèles à leur habitude, les Russes ont remporté la médaille d'or, devant les Espagnoles et les Chinoises.
«Elles méritaient une troisième position. Cependant, ce n'est pas moi qui prends les décisions, mais plutôt les juges. De mon côté, j'ai le contrôle sur mes nageuses. À ce niveau, nous avons monté la chorégraphie et tout était là», a affirmé l'entraîneuse canadienne de nage synchronisée lors d'un point de presse, mardi.
Cette autre compétition dans laquelle les Russes, les Espagnoles et les Chinoises ont formé le podium sera un autre argument pour ceux qui affirment que le monde de la nage synchronisée est beaucoup trop conservateur.
Oser pour gagner
Sauvé reconnaît la situation actuelle, mais refuse d'adopter la même recette que les trois pays de tête.
«C'est vrai qu'ils préfèrent davantage le côté traditionnel du sport, mais je ne suis pas le genre d'entraîneur à préconiser ce style. À tous les autres Jeux olympiques que j'ai faits, je me dis qu'il faut faire évoluer la nage synchronisée.
«Je ne vois pas pourquoi nous ferions la même chose que les autres. Si nous voulons progresser et terminer sur le podium un jour, il faut qu'à un certain moment, les autres nations se disent : "Allons-y tel que le Canada ose le faire".»
L'entraîneuse québécoise persiste donc à croire qu'elle a pris une bonne décision en choisissant une chorégraphie plus spectaculaire.
«Nous étions quatrièmes et nous n'avions rien à perdre. Nous y sommes allés avec une thématique reliée au cirque pour plaire à la foule. Ça passe ou ça casse», a-t-elle soutenu.
«Peut-être que ça a cassé, mais les filles méritaient tout de même une troisième place, puisqu'elles ont bien nagé. Leur programme sortait de l'ordinaire et il était très artistique. Nous n'avons copié personne. Lorsque nous regardons les autres routines, elles se ressemblent pratiquement toutes.»
Les espoirs du Canada en nage synchronisée reposeront maintenant sur l'épreuve par équipe, qui commencera jeudi.
«Lorsque nous sommes arrivés à l'entraînement en piscine, le 2 août, les gens sont restés bouche bée. Tout est à la bonne place, au bon moment. Les filles sont à un très bon niveau et ça va bien», a affirmé Sauvé.
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