
En effet, le match aura lieu au légendaire Old Trafford, «le théâtre des rêves», le domicile du Manchester United.
Peut-être que le fait de se retrouver à l'intérieur d'un édifice autant vénéré par les partisans de soccer que le vieux Forum de Montréal ou le Maple Leaf Gardens par les amateurs de hockey offrira davantage d'inspiration au camp canadien (les Américaines ont déjà eu droit à leur initiation, y ayant joué une partie de ronde préliminaire contre la Corée du Nord).
Un magnifique endroit comme Old Trafford doit être une inspiration pour les équipes négligées, n'est-ce pas?
«Elles forment une excellente formation, elles sont les meilleures au monde pour une raison, a commenté la Canadienne Kaylyn Kyle, qui évolue en milieu de terrain. Notre fiche contre elles n'est pas très bonne, mais y a-t-il un moment plus propice que celui-ci pour changer ça?»
Ou endroit?
Old Trafford a célébré le centenaire de son premier match le 19 février 2010. Pas celui d'une équipe, comme ce fut le cas avec les Canadiens de Montréal il y a quelques années. Le centenaire de la première partie là-bas.
Manchester United a déménagé à Old Trafford lorsque John Henry Davies, le propriétaire en 1909, décida que son organisation avait besoin d'un nouveau stade. Il a embauché l'architecte Archibald Leitch pour faire construire une bâtisse de 100 000 sièges. Cependant, les coûts trop élevés l'ont contraint à envisager une infrastructure de 80 000 places.
Le stade a été pratiquement détruit après deux bombardements des Allemands durant la Deuxième Guerre mondiale et n'a pas été utilisé pendant environ 10 ans. Il a rouvert ses portes en 1949.
Old Trafford a subi plusieurs rénovations au cours des années 1990, incluant une transformation de tous les sièges exigée par le gouvernement. Il y a six ans, d'autres niveaux ont été ajoutés dans les gradins, côté nord-est et nord-ouest. La capacité est maintenant de 76 000.
Un total de 29 522 spectateurs a assisté au match États-Unis-Corée du Nord et il sera intéressant de voir combien de gens se déplaceront pour la demi-finale de lundi soir. Ils pourraient assister à un grand moment du sport canadien.
Le Canada se retrouve déjà à l'étape la plus éloignée de son histoire dans un tournoi olympique, après un gain en quart de finale contre la Grande-Bretagne. Avec une victoire surprise face aux Américaines, il serait assuré d'une médaille d'argent. Le vainqueur de ce match affrontera la France ou le Japon pour l'or.
«Les États-Unis sont bien sûr les favoris du tournoi et sont présentement en feu, a mentionné la vedette canadienne Christine Sinclair, qui a inscrit trois buts. Mais nous les connaissons très bien et nous méritons d'être ici.»
Les Canadiennes sont menées offensivement par Melissa Tancredi, actuellement en tête du classement des compteuses avec quatre filets, ex aequo avec l'Américaine Abby Wambach.
«Ce sera une partie difficile, ce l'est toujours contre elles, a affirmé Jonelle Filigno, du Canada. Nous allons nous battre, nous n'allons pas nous incliner sans avoir lutté.»
Lundi soir, les Américaines auront l'histoire de leur côté. Elles ont gagné trois des quatre tournois olympiques jusqu'ici. Elles ont du talent à l'avant et ont présenté une défensive remarquable. Depuis qu'elles ont donné deux buts à la France, elles ont blanchi leurs rivales pendant les 346 dernières minutes.
«Cette équipe est destinée à la gloire, a indiqué Wambach. Ce n'est pas joli à chaque seconde du match, mais nous avons fait le travail.»
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