
Maintenant, Clara Hughes tentera, à deux occasions encore, dimanche et mercredi, d'atteindre la place qui lui revient et qu'elle pourrait occuper seule dans l'histoire olympique canadienne.
Hughes pointe à égalité avec Cindy Klassen, son ancienne coéquipière en patinage de vitesse, au chapitre des médailles remportées par un athlète canadien, avec six. Un podium dimanche en cyclisme sur route lui permettrait d'inscrire une nouvelle marque.
Deux de ses six médailles olympiques ont été remportées sur un vélo. Deux médailles de bronze, une sur route et l'autre au contre-la-montre, raflées à Atlanta, en 1996.
À 39 ans, Hughes en a fini avec le patinage de vitesse.
Il lui reste deux épreuves olympiques en cyclisme, la course sur route dimanche et le contre-la-montre mercredi.
«Pluie, soleil, je m'en fous. Je suis prête à courser, avec mes coéquipières Denise [Ramsden] et Joëlle [Numainville]. Nous sommes prêtes à tout. Nous avons survécu au Thuringen Rundfahrt en Allemagne, au Giro féminin en Italie, j'ai fait plusieurs courses.
«Les routes seront semblables à ce à quoi nous avons fait face en Allemagne. Alors, je suis très fière et j'ai pleinement confiance en nos capacités. Nous sommes prêtes à tout.»
La course olympique sur route est longue de 140 km, la distance maximale acceptée par l'Union cycliste internationale. Elle s'amorcera et se conclura devant le palais de Buckingham.
La portion la plus exigeante sera le circuit Box Hill – populaire auprès des cyclistes britanniques depuis les années 1880 -, qui inclut la route Zig Zag, un tronçon de 2,5 kilomètres qui grimpe de 120 mètres.
Depuis le sommet de cette montée, il restera 48 kilomètres aux cyclistes pour atteindre la ligne d'arrivée.
La course n'est pas particulièrement difficile, mais les virages serrés pourraient ouvrir la porte à des échappées. On pourrait aussi voir une arrivée au sprint, les derniers kilomètres étant plutôt plats.
La Néerlandaise Marianne Vos et la Britannique Lizzie Armstead ont été désignées comme les favorites de la course.
Fait rare
Hughes est l'une des quatre athlètes à avoir obtenu des médailles aux Jeux d'été et aux Jeux d'hiver. Elle est la seule à en avoir remporté plusieurs lors de chacun.
Au total, elle en a mérité deux de bronze à Atlanta, en cyclisme, et quatre en patinage de vitesse, entre les Jeux de 2002 et de 2010 (une d'or, deux d'argent et une de bronze).
Si elle remportait une de ses deux courses cette semaine, Hughes deviendrait seulement la deuxième athlète à toucher l'or en été et en hiver. Elle rejoindrait l'Américain Edward Eagan, qui a été couronné en boxe chez les poids légers à Anvers, en Belgique, en 1920, puis en bobsleigh en 1932, à Los Angeles, aux États-Unis.
Après s'être concentrée sur le patinage de vitesse, le choix de Hughes de retourner au vélo n'était en rien lié à ce qu'elle pouvait faire physiquement. À ce moment de sa carrière, elle se demandait plutôt si elle aurait la force mentale et la discipline pour accomplir cet autre but.
«Je ne me posais aucune question sur mon corps. Mon corps peut tout faire, a-t-elle expliqué. C'était plutôt de savoir si j'allais être motivée et si j'allais avoir la discipline pour demeurer concentrée, pour vivre une vie d'athlète.
«Je ne savais pas si ce serait encore possible pour moi. Ça m'a pris environ six mois après Vancouver avant de faire un choix et réaliser que j'en avais encore les capacités.
«Non seulement que je les avais encore, mais que je pouvais encore m'améliorer. C'est qui m'a permis de revenir.»
Nous saurons dimanche ce qu'elle aura à donner et si ce sera suffisant pour que Hughes inscrive son nom dans l'histoire olympique canadienne.
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