
Chef de la direction du COC, le Torontois Chris Overholt ne cache pas ses ambitions, lui qui s'inspire des excellents résultats obtenus par le Canada à Vancouver, en 2010. La récolte à Pékin, il y a quatre ans, avait aussi été satisfaisante, le pays terminant alors avec 18 médailles, dont trois d'or. Le Canada avait ainsi pris la 14e place pour le total de médailles obtenues, à égalité avec l'Espagne.
«C'est un but ambitieux, mais on vient d'obtenir l'une de nos meilleures performances lors des Jeux olympiques d'été à Pékin, d'indiquer Overholt, qui se prépare pour la cérémonie d'ouverture. Nous croyons en tant qu'organisation que nous devons continuer sans cesse de nous améliorer.»
Overholt est bien au courant que viser haut vient nécessairement avec un prix à payer, soit une pression supplémentaire, mais celui-ci n'a pas quitté son poste de dirigeant dans l'équipe de marketing des Dolphins de Miami, dans la NFL, afin de vivre simplement une expérience olympique.
Après un top 12 à Londres, l'objectif suivant est de se hisser parmi les huit meilleures nations à Rio de Janeiro, en 2016. Une telle ascension ne pourrait toutefois être facile alors que le Canada n'a pas été parmi les 12 meilleurs pays depuis les Jeux d'Atlanta, en 1996. Il est ainsi possible de se demander si le désir du COC ne dépasse pas les limites raisonnables.
Les Canadiens ont bien fait avec leurs 18 médailles à Pékin, soit six de plus qu'à Athènes, en 2004. Par contre, il aurait fallu 24 médailles au Canada pour être dans le top 12 en Chine.
Une nouvelle culture
En poste depuis deux ans au COC, Overholt persiste et signe. Il croit qu'une nouvelle culture est maintenant implantée sur la scène des sports amateurs au Canada, spécialement depuis Vancouver 2010.
«Je pense qu'on voit vraiment Vancouver comme une transformation, pas simplement pour les athlètes et les entraîneurs, mais pour le pays au complet, dit Overholt. Ç'a changé la direction du mouvement olympique et ce que nous avons essayé de faire au cours des derniers mois, c'est d'essayer d'être plus agressif en traçant des liens entre Vancouver et Londres.»
La stratégie peut fonctionner jusqu'à un certain point. Le Canada demeurera toujours une nation plus forte lors des Jeux d'hiver.
Malgré tout, Overholt et le reste de l'équipe du Comité olympique pensent que les deux peuvent s'influencer. Ainsi, les célébrations entourant le succès de Vancouver ont été exploitées et ont duré autant que possible.
Pour mettre toutes les chances de son côté, le COC assure la meilleure préparation possible pour ses athlètes. Overholt assure ainsi que les Canadiens ont été parmi les premiers à s'installer au village olympique.
«Nous parlons chaque jour pour trouver comment on peut contribuer au succès des athlètes et des entraîneurs, indique Overholt. Notre mandat depuis que nous sommes arrivés à Londres est d'éviter toutes les distractions possibles afin de pouvoir se concentrer au maximum pour les compétitions.»
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